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Lors des obsèques des 11 officiers au palais du peuple, le chef de l’Etat a tenu à être présent sur les lieux pour présider  la cérémonie.
Marqué par cette tragédie, Alpha Condé avec une voix grave a notamment déclaré   « Au regard de la qualité des hommes et le nombre, c’est une perte non seulement pour leurs familles respectives mais aussi pour les forces de défense et de sécurité. Cette perte intervient dans un moment crucial dans la vie des forces armées guinéennes, marquée par le processus de réformes des forces de défense et de sécurité dont le chef d’état-major général a été un élément essentiel ».
Il a aussi remercié le peuple de Guinée, qui selon est fière de son armée avec la grande mobilisation et les messages de compassion.
Pour sa part, l’imam ratib de la grande mosquée de Conakry en a profité avec la présence de la classe politique, de l’opposition, présidents d’institutions républicaines, membres du gouvernement et les hauts cadres de l’administration pour appeler au calme. Il a demandé aux acteurs politiques de privilégié le dialogue à la place du combat de la rue pour préserver la paix et la quiétude sociale au pays.
Poursuivant, le religieux ajoute « aujourd’hui, nous enterrons les militaires morts dans un crash d’avion au Libéria. Chacun d’eux sera jugé par ses œuvres pour ou contre le pays. Nous qui sommes là, nous seront tous jugé aussi par les actes que nous posons », a déclaré el hadj Mamadou Saliou Camara.
Cet appel  du premier imam de la grande mosquée de Fayçal intervient dans un climat tendu entre pouvoir et opposition pour la tenue des élections législatives.
A propos d’ailleurs, l’opposition menace de descendre dans les rues le 18 du mois courant pour appeler à la désobéissance civile.
La bande à Mamadou Cellou Diallo va plus loin pour demander encore le départ du nouveau président de la CENI.  Difficile de dire ce que le président de l’UFDG reproche à Bakary Fofana.
La seule certitude, c’est que pour diriger la CENI en Guinée, même le nouveau PAPE qui succèdera à Benoit XVI ne pourra pas faire grande chose. Pauvre de nous.
Mohamed Soumah
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