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Après le boycott des avocats de la défense jeudi, les audiences de la cour d’appel de Conakry dans le dossier de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat ont repris le droit ce matin.
L’accusé, capitaine Abdoulaye Diallo est technicien au bataillon spécial des blindés, bataillon Chars. Il est accusé selon les termes de l’arrêt de renvoi  des faits de complicité par rapport aux faits reprochés au Commandant Alpha Oumar Diallo, alias AOB et autres. Pour être plus précis, il est accusé de saboter le système d’allumage d’un char au PK40 dans la localité de Kagbelen.
Pour sa version des faits, capitaine Abdoulaye Diallo dira qu’il a passé la nuit du 18 au 19 juillet 2011 chez lui. « A l’aube, je suis allé à la prière puisque je suis un el hadj. A mon retour, j’ai branché mon téléphone et allumer ma radio. C’est ainsi que j’ai appris sur RFI, radio France internationale que le domicile privée du chef de l’état a été attaqué. Immédiatement, j’ai débranché mon appareil pour aller au camp me présenter à mon chef. En tant que guinéen et militaire chargé de défendre ma nation, j’étais vraiment préoccupé », a-t-il souligne.
C’est de là dira l’accusé qu’il a été mandaté en compagnons d’autres militaires et des apprentis  avec le chef du service technique pour aller dépanner au PK40 à Kagbelen. Une fois sur les lieux, il affirme qu’on lui avait dit au moment où il était dans le char que ce n’est pas un problème de batterie mais de démarreur.
« Nous avons quitté les lieux pour revenir u camp. Et puisque je souffrais de l’hémorroïde, j’ai demandé la permission à mon chef  Colonel Kéoulen Condé pour que je reste à la maison d’abord. Ce qu’il m’a accordé. A mon retour chez moi, une femme qui est une voisine  est venue me dire qu’un véhicule militaire était venu me chercher pour aller dépanner un char. Je lui ait fait comprendre que je venais du camp. Néanmoins, je suis reparti au camp où je me suis présenté de nouveau à mon chef. C’est ainsi qu’il m’a dit que l’état major lui a demandé de me mettre à la disposition de la gendarmerie nationale de toute urgence ».
Poursuivant, il dira que quand il est arrivé à Matam, on lui demandera s’il connaissait  Commandant Alpha Oumar Diallo, alias AOB et Baba Alimou Barry. « J’ai répondu non puisque je ne sais pas si AOB est une personne ou un animal.
Mais puisque l’accusé ne cesse de citer des noms,  les avocats de la partie civile ont exigé la comparution des personnes qu’il a citées, notamment, colonel Kémo Diakité et un autre officier du nom de Aboubacar Laye Condé. Ce, à titre de témoin pour que ces derniers confirment qu’ils étaient bel et bien avec l’accusé ce jour au PK40.
Les audiences ont été suspendues et reprennent lundi prochain cette fois-ci à 8h30.
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