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Alpha Saliou Wann à la barre :  » C’est Ibrahima Idiatou Barry qui m’a parlé du coup d’Etat contre le président de la République le 18 juillet »

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Poursuivi pour abstention délictueuse, Alpha Saliou Wann a été appelé à la barre. Il affirme qu’il a déjà plus de 25 ans de carrière politique derrière.  » Je suis membre fondateur de l’UFD dans la clandestinité depuis 1986. Je travail donc à visage découvert.
 
Parlant de ce qui lui a amené devant la cour à la demande du président de la cour Me Fodé Bangoura, Alpha Saliou Wann dira qu’un jour, le nommé Ibrahima Idiatou Barry a apprécié ses causeries dans un restaurant de la place et lui a demandé de créer un parti politique. Avant de lui tenir la ferme promesse que les jeunes qu’ils sont et les femmes lui soutiendront. Je lui ai dit merci pour le souhait.  » Un autre jour, il m’a dit qu’il connais une brave femme qui était très respectée et influente 
au temps du feu président général Lansana Conté qui pourra m’aider dans mon projet politique. A la question de savoir qui était cette dame, il m’a dit qu’elle s’appelle Fatou Badiar Diallo. Alors le même Ibrahima Idiatou Barry lui proposera un rendez-vous avec la dame pour une présentation. Ce qui fut fait dans un restaurant Chinois. Ce qui fut fait un jour. Mais quand la femme était venue, elle était habillée en femme de maison pas du tout commode. Je lui ait expliqué mon parcours politique et finalement, elle m’a dit qu’elle est commerçante et que c’est le commerce qui l’intéressait.  J’étais très déçu de son comportement et finalement, j’ai quitté le restaurant pour rentrer chez moi. Depuis ce jour, je n’ai jamais vu  Ibrahima Idiatou Barry. Je tentait son numéro qui ne passait jamais. C’est un jour, je crois le 18 juillet 2011 qu’il m’a vu et je suis ait dit que ce n’était pas bien de disparaître comme ça. C’est ce jour que Ibrahima Idiatou Barry qui m’a parlé du coup d’Etat contre le président de la République le 18 juillet dans la soirée. Je lui fait comprendre que le pays sort d’une crise électorale avant d’ajouter que le pays a frôlé la catastrophe.  Ce qui fait actuellement un coup d’Etat, il sera sévèrement condamné par la communauté internationale. Je lui ait conseillé d’arrêter ça pour le bien du pays.
 
Il m’a dit qu’il était du service des renseignements généraux. Et quand j’ai pris la parole, je lui ait dit que j’étais un combattant de la liberté et des causes nobles mais pas un militant des coups d’Etat. Quand je lui quittais, j’ai tourné la tete et j’ai vu un commissaire derrière moi, commissaire Fabou. J’ai finalement compris le problème. Le lendemain, il y a eu coup d’Etat et au petit matin, j’ai été informé par mon frère. Aux environs de 9 heure le 19 juillet, des gendarmes sont venus chez moi pour saccager les chambres de mon père et de ma maman à ma recherche. Et finalement, ma maman a montré ma chambre. A la gendarmerie, j’ai été interrogé par des civils qui m’ont demandé de coopérer. Je leur ait dit la même chose comme je le fais à la barre comme ça. Et puisqu’il n’ont pas eu ce qu’ils voulaient, ils ont dit qu’il me mettra à la disposition des militaires et qu’avec eux, je vais parlé. Ils m’ont finalement montré Degaul qui était à sang et bien d’autres militaires battus. Ils ont écris un PV dans la quelle, ils accusaient Fatou Badiar Diallo et pour éviter des problème, j’ai aussi signé sans lire ». Fin de citation.
Les interrogatoires continuent avec Alpha Saliou Wann et nous y reviendrons.
 
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