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Pour l’organisation des élections législatives et la flexibilité des débats politiques en Guinée, Bakary Fofana demande 3 milliards GNF au Gouvernement du Président Alpha Condé. Montant qui doit permettre à la CENI de financer les partis politiques qui accepteraient de participer législatives  prochaines. Pour mieux véhiculer les informations relatives  à l’ouverture très prochaine d’un cadre de dialogue, Bakary Fofana a conviéce samedi, 23 février 2013 au Palais du peuple à Conakry, à une rencontre.

 

L’objectif de ladite rencontre est de procéder à la présentation du fichier électoral de l’année 2010 et recueillir les suggestions des représentants des partis politiques.

 

A rappeler qu’aujourd’hui, les associations des partis politiques semblent très importantes dans le processus démocratique en République de Guinée.

 

C’est pourquoi, dans son discours, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Bakary Fofana, a reconnu qu’il n’y a pas d’élections sans les partis politiques, tout comme il n’y a pas de partis politiques sans les électeurs.

 

Selon l’actuel président de la CENI, tous les actes posés sont de l’action dans la nature même de l’institution (CENI), sans parti pris à l’en croire.

« La CENI n’est et ne sera  complice de personne. Parce que, nous avons prêté le serment qui détermine notre engagement. Nous ne ferons qu’appliquer la loi dans toute sa rigueur », rassure Bakary Fofana, qui s’est félicité du transfert des données de la SAGEM dans les machines de Waymark et affirmé que la vocation première de la CENI est l’organisation effective des élections législatives qui pourraient avoir lieu à la date indiquée le 12 mai 2013.

 

Présentant les résultats de son travail de contre expertise, l’expert de l’Union Européenne, Alex dira qu’en ‘’Analysant les données de la SAGEM, on constate des anomalies au niveau du groupe de 18 ans.  Cela veut dire que beaucoup de jeunes de 16 et 17 ans ont été enrôlés dans la plupart des préfectures ».

Qu’à cela ne tienne, rassure l’expert de l’UE, le fichier actuel est très bien sécurisé grâce au dispositif mis en place par la nouvelle CENI.

 

A son tour, Madame Zénab Touré, a présenté les résultats du travail de pré- affichage. Mais il se révèle que le fichier électoral de 2010 comporte beaucoup d’anomalies et dans toutes les quatre régions naturelles. Dans la mesure où  sur la liste électorale élaborée par la SAGEM, certains électeurs ont eu d’énormes difficultés.   Des difficultés liées entre autres, à l’identification de leurs noms, prénoms, localités d’origine, dates et lieux de naissances ainsi que leurs professions. Si à Fria tout le monde avait le même âge, les électeurs de Koubia et ceux de Hafia dans Labé, n’étaient pas sur la liste électorale élaborée par la SAGEM. Ce qui est dommage !

Au sortir de la salle, certains leaders politiques comme Bah Fisher du Parti National pour Renouveau (PNR), a apprécié l’idée de la CENI de faire la révision systématique du fichier électoral pour rassurer les uns et les autres, de l’honnêteté des résultats issus des législatives prochaines. Plus loin, Alpha Ousmane, a regretté l’absence de certains partis politiques à cette rencontre qu’il a qualifiée de porteuse d’espoir pour la finalisation de la transition guinéenne.

Sannou Camara  65 13 00 33

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