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Après la suspension du vendredi dernier, le procès des personnes accusées dans la tentative d’assassinat contre le chef de l’état a repris ce mercredi à la cour d’appel de Conakry.
Vendredi déjà, le lieutenant colonel Lanciné Doumbouyah était à la barre. Ce dernier  poursuivi pour d’abstention délictueuse a nié les faits qui lui sont reprochés. Il affirme que le 19 juillet 2011, en sa qualité de troisième personnalité de l’armée de terre, il avait assisté au rassemblement comme la tentative d’assassinat contre Alpha Condé. Après le rassemblement, il est allé au foyer de l’armé de terre où il a trouvé le Colonel Boubacar Algassimou Barry, un officier à la retraite mais détaché au niveau de la commission de reforme des forces de défense  et de sécurité. Il lui parlera de ce qui s’est passé et du complot qui a échoué. Nous étions le 19 juillet 2011 aux environs de 13 heures, selon sa version des faits.
L’accusé, le lieutenant colonel Lanciné Doumbouyah  a pris comme responsable de sa situation, le Colonel Boubacar Algassimou Barry qui a parlé du 18 alors que lui, avait parlé du 19 juillet.
Dans l’interprétation des faits, Colonel Boubacar Algassimou Barry lui, a parlé du 18 juillet 2011. Il sera alors interpellé pour dise comment lui, il a appris la nouvelle de l’attaque avant même que l’attaque ait lieu.  Et durant toute la procédure, il a soutenu que c’est le 18 juillet que  lieutenant colonel Lanciné Doumbouyah a parlé du coup d’état manqué alors que ce dernier soutien le contraire. Devant les gendarmes et les officiers de la police judiciaire. C’est plus tard, dira l’accusé  que « je me suis rendu compte que c’était le 19 juillet », dira Colonel Boubacar Algassimou Barry qui affirme que sa seule référence était la date de naissance de son petit fils qui porte d’ailleurs son nom. « Je croyais que c’est le 18 alors que c’est le 19 juillet. Une fois que je me suis rendu compte, j’avais immédiatement informé mon avocat pour lui demander comment réparer l’erreur », affirme Colonel Boubacar Algassimou Barry.
Le procureur général, William Fernandez a pris la parole pour dire que  ce n’est pas sa faute si l’accusé est resté en prison durant 19 ans. « Vous-même, vous l’avez soutenu durant toute la procédure que c’est le 18 juillet que vous avez appris. Je vous conseil de vous soigner puisque vous devez avoir des troubles de mémoire à mon avis ».
C’est après cette courte intervention que la parole a été donnée aux avocats de la partie civile. L’un d’eux abordera dans le même sens que le parquet général en disant que l’état guinéen n’est en rien dans sa situation. « si , le lieutenant colonel Lanciné Doumbouyah  et vous, vous êtes  là, c’est par votre propre faute », a déclaré l’avocat. Et l’accusé a estimé que la remarque était fondée.
Un autre avocat prendra la parole pour demander à l’accusé s’il a effectivement des troubles de mémoire. « moi personnellement, je vous ai vu à l’œuvre. Je sais que vous êtes un homme  rigoureux et pointu, dit-il. Poursuivant, il dira qu’il n’est pas d’accord avec le parquet qui parle de trouble de mémoire. Pour lui, c’est un moyen pour l’accusé de se défendre.
Ce qui n’a pas plus au Colonel Boubacar Algassimou Barry qui a aussitôt considéré cette déclaration comme une façon de lui manquer de respect. Il a de facto affirmé « vous ne devez pas me parler comme ça avec tout ce que j’ai fait et représenté dans ce pays.
L’avocat pour sa part a demandé au président de la cour si l’accusé a un statut spécial par rapport aux autres prévenus. Il dira par la suite que Colonel Boubacar Algassimou Barry est inconstant dans ses déclarations simplement pour se défendre.
L’atmosphère était un peu surchauffée et le président de la cour a suspendu les débats pour quelque temps.
Nous y reviendrons.
Et Guineelive suit pour vous

 

Daouda Yansané
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