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De source proche d’un magistrat de  la cour d’appel de Conakry, le Ministre de la  Ministre de la justice,  garde des sceaux, Me Christian Sow a décidé d’ouvrir une action publique contre les organisateurs de la marche du 27 février et la journée  ville morte du jeudi. C’est du moins l’information que nous avons eue ce matin.
 
Ces deux jours, faut-il le rappelé ont été mis à profil par Mamadou Cellou et ses partisans pour transformer la bretelle dont il est le maître incontesté en zone de guerre où de paisibles citoyens ont été victimes d’exactions.
La violence sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa est devenue récurrente et nous sommes face à une zone de non droit, soutien de nombreux observateurs. 
La marche du 27 février et la journée ville morte du 28 février n’ont pas fait exception à la règle. Mort d’homme, des blessés graves, vandalismes et autres violations des droits de l’homme ont été le lot quotidien de tous ceux qui pratiquent  les routes de cette zone.
Et comme nous enseigne la sagesse population, ce n’est  pas  facile d’aimer les œufs et détester la poule qui les pond.
Si Mamadou Cellou Diallo se bat pour la démocratie comme il le martèle en longueur de discours, il doit aussi répondre de ses actes  devant la justice avec sa bande pour le bien de cette démocratie. Si les manifestations sont consacrées par la loi, cela ne donne pas le droit de nuire à autrui. Or, des journalistes ont été témoin d’un fait le jeudi. C’est bien les manifestants qui ont provoqué les gendarmes et policiers qui encadraient la marche dans les règles de l’art.
 
Pour la suite de l’ouverture d’une action publique engagée par le Ministre de la justice,  garde des sceaux contre les auteurs de la manifestation, nous y reviendrons.
 
Ousmane Cissé
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