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Dans la soirée et la nuit du 1er mars 2013, le président de la République, le Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi et le gouverneur de la ville de Conakry se sont adressés aux guinéens.
 
Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement a souligné « Le gouvernement guinéen constate avec regret que, suite aux incidents enregistrés lors des manifestations autorisées qui se sont déroulées dans la banlieue de Conakry, le mercredi 27 février 2013, de nouveaux incidents sont signalés aujourd’hui dans certains quartiers de la capitale. Le gouvernement  invite l’ensemble de la population à garder le calme et la sérénité, afin que les forces de sécurité continuent leur mission de maintien de l’ordre. Le gouvernement demande également à tous nos compatriotes, de faire confiance à la justice qui prend toutes les dispositions, afin que dans le cadre de la loi, tous les auteurs de délits de trouble à l’ordre public puissent répondre de leurs actes.  A un moment où le Président de la République reçoit le lundi 4 mars 2013, l’ensemble des organisations politiques au Palais Sékhoutouréya, le gouvernement lance à tous les citoyens un appel à la retenue, afin que la Guinée s’achemine vers la tenue d’élections législatives libres et transparentes. Le gouvernement réitère sa volonté de maintenir un dialogue avec l’ensemble des Guinéens, dans un climat démocratique et apaisé.
Le président Alpha Condé qui est rentré de Yamoussokro, a , pour sa part au journal de 20h30 tenu à préciser « Je m’adresse à vous aujourd’hui, pour déplorer les violences lors de la manifestation du 27 février et des jours qui ont suivi.
Notre pays, la Guinée, a besoin de paix, de liberté et de sécurité, indispensables pour asseoir les bases d’un Etat de droit et du développement économique.
L’Etat est le garant des libertés fondamentales mais aussi de la sécurité des personnes et des biens.
Toutes tendances confondues, vous devez éviter les provocations, les vengeances personnelles et de vous rendre justice. En effet, il revient à la justice, et à elle seule de rendre à chacun sa raison et de fixer les responsabilités. La loi qui fonde les libertés est la même loi qui fixe les responsabilités.
Chers Compatriotes,
L’exercice de la liberté ne doit pas devenir synonyme de pertes en vies humaines, de casses de biens d’autrui et d’incitation à la haine.
Je demande aux sages et religieux, aux forces de l’ordre, aux élus locaux et aux dirigeants des partis politiques, d’appeler au calme, à l’apaisement et au dialogue sur l’ensemble du territoire national, d’appeler les citoyens à la sagesse et à éviter de se rendre justice.
Cet appel s’adresse à l’ensemble des Guinéens sur l’ensemble du territoire. Parce que lorsque les gens qui sont à l’intérieur apprennent qu’il y a eu de tels événements à Conakry, ils ont tendance aussi à réagir. J’appelle les gens de l’intérieur, que ce soit la Haute Guinée, le Foutah, la Forêt et la Basse Guinée, à observer le calme et laisser le gouvernement jouer son rôle.
Je vous garantis, en tant que père de la nation, de faire non seulement en sorte que les Guinéens puissent jouir librement de leurs droits, mais je ferai également en sorte que désormais, les biens et la personne de chaque Guinéen soient respectés quelle que soit la partie du territoire où il se trouve ».
Pour sa part, le gouverneur de la ville de Conakry, commandant Sékou Resco Camara a été catégorique. Il a d’abord annoncé la fermeture du grand marché de Madina, théâtre des affrontements entre maninkas et peulhs pour des raisons de sécurité pour la journée du samedi. Et lancer par la même occasion un ultimatum aux guinéens « tout ceux qui seront arrêtés seront traduits devant la justice pour répondre de leur acte.
Enfin, le gouvernement a établi le bilan des événements du 1er mars à 17h30 comme suit :
 
CMC Matam : 17 blessés
 
CMC Coléah :  11 blessés
 
CMC Kipé : 2 cas
CHU Donka : 35 blessés
 
Daouda Yansané
64 44 23 43
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