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Les accusés cités plus haut sont poursuivis pour abstention délictueuse des faits reprochés au Commandant Alpha  Oumar Diallo, alias AOB et autres. Les accusés ont tous nié les faits qui leur sont reprochés.
Lieutenant Mamadou Lamarana Diallo parlant des circonstances de son arrestation dira qu’il a passé la nuit du 4 au 5 août 2011 à la garde au camp Alpha Yaya Diallo. Au petit matin, dira l’accusé, « son téléphone a sonné et j’ai, décroché. On m’a fait croire  que j’ai gagné à un jeu radiophonique de venir chercher mon gain  de trois sacs de riz et d’un groupe électrogène au centre ville. C’est ainsi que je suis venu. Une fois au lieu indiqué, les policiers m’ont demandé de leur suivre à la DPJ-NDLR : direction de la police judiciaire ».  C’est ainsi dira toujours l’accusé qu’on lui a posé des questions sur l’endroit où il a passé la nuit du 18 au 19juillet 2011. Je leur ait dit que j’étais en congé à Labé tout en ajoutant que la hiérarchie militaire du BATA, bataillon autonome des troupes aéroportées est au courant.
En outre, on n’a voulu savoir si je connaissais Alpha Oumar Boffa Diallo, alias AOB, Fatou Badiar Diallo et autres. J’ai répondu, non.
C’est  ainsi que capitaine Chérif Baldé qui est le chef personnel chargé des ressources humaines  a été convoqué pour témoigner. Mais à l’enquête préliminaire déjà, plus précisément au niveau du pool de juge d’instruction,  lieutenant Mamadou Lamarana Diallo avait soutenu que son ami, Amadou Diallo, frère de Madame Fatou Badiar Diallo lui avait parlé une fois d’un coup d’Etat en préparation. « J’avais en parlé au capitaine Chérif Baldé qui m’a dit que c’est cette entreprise n’allait jamais réussir ». Mais cette déclaration faite devant le pool des juges d’instruction et des avocats de la défense n’a pas été reconnue par les accusés.  Capitaine Chérif Baldé dira qu’il n’a jamais entendu ça de la bouche du  lieutenant Mamadou Lamarana Diallo qui aussi démenti.
Poursuivant, lieutenant Mamadou Lamarana avait déclaré qu’il a quitté Conakry en compagnie de son ami, lieutenant Ibrahima Sory Diallo pour Labé et que c’est ce dernier qui avait informé de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat. Nous étions au petit matin du 19 juillet 2011. Lieutenant Ibrahima Sory Diallo, abondera dans le même sens  en disant qu’il avait reçu un coup de fil de sa sœur qui se trouvait à Conakry l’informant du manque de coup d’Etat contre la résidence privée du chef de l’Etat. C’est cette information que j’ai passée à mon ami et compagnons de route, lieutenant Mamadou Lamarana Diallo, a soutenu l’accusé.
Pour sa part, le sous lieutenant  Mamadou Sayaliou Barry, dira qu’il a appelé un jour « son téléphone a sonné et j’ai, décroché. On m’a fait croire  que j’ai gagné à un jeu radiophonique de venir chercher mon gain  de trois sacs de riz et d’un groupe électrogène au centre ville. C’est ainsi qu’on ma présenté un numéro pour me dire si je connaissais le propriétaire de ce numéro. J’ai répondu par la négation. Alors on me dira  que c’est le numéro du lieutenant Amadou Diallo que je connais bien. J’avais dit oui je connais Amadou Diallo, il est mon ami de longue date mais ce n’est pas ce numéro que j’ai ». Poursuivant, l’accusé dira qu’on lui présentera un répertoire téléphonique de l’opérateur de téléphonie mobile Cellcom avant d’ajouter « mais puisque je ne sais pas lire, je ne sais vraiment pas ce qui était écris dira t-il
Pour sa part, le parquet général  et empereur des poursuites, William  Fernandez a été plutôt toréant envers le sous lieutenant  Mamadou Sayaliou Barry. Raison invoquée, c’est que contrairement aux autres accusés, il n’a pas varié dans ses déclarations. Ce, aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le pool des juges d’instruction.
Et même si le procureur général ne l’a pas dit expressément, tout porte à croire que l’accusé le sous lieutenant  Mamadou Sayaliou Barry va bénéficier de la clémence de la cour d’assisse.
Et Guineelive suit pour vous
 
 

 

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