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Comme annoncé par votre quotidien en ligne Guineelive, la cour suprême de Guinée a effectivement planché cet après-midi sur l’affaire de la CNTG, confédération nationale des travailleurs de Guinée.
Les avocats des deux côtés se disent tous confiants et estiment que le droit est de leur côté.
 Parlant de litige de représentativité, les avocats de Amadou Diallo affirment que ce n’est vraiment pas un et pour cause. Pour eux, l’article 47 du règlement intérieur qui interdit aux candidats nommés au poste électif ou de représentativités avait été  abrogé avant le congrès du 22 septembre. Par le score de 98 voix sur 113 voix.
Le problème selon eux ne se pose pas. Ils ont demandé à la cour suprême de casser purement et simplement cette décision. Et de renvoyer l’affaire devant la cour d’assisse. En terme plus précis, les avocats de Amadou Diallo ne veulent pas que la décision de la cour d’appel soit entérinée.
Pour les avocats de  Yamoussa Touré, l’article 47 dont il est question existe depuis 1962 « aucun syndicaliste promu au poste de responsabilité dans l’administration où un poste électif n’a modifié cet article. Amadou Diallo est l’inspecteur général des travaux publics au Ministre d’Etat chargé des travaux publics. Il a bénéficié d’un décret du président Alpha Condé. Il ne peut pas défendre à la fois les intérêts de l’Etat et des travailleurs, notamment la classe ouvrière », se défendent les avocats de Touré.
Amadou Diallo, selon eux doit avoir le courage de démissionner de son poste avant de se présenter au poste de secrétariat général de la CNTG.
Pour mettre Amadou Diallo au défi, ils ont sollicité de la cour suprême, la confirmation des décisions rendue par le tribunal de travail et à la cour d’appel de Conakry pour l’organisation d’une nouvelle élection à la CNTG.
Qui de Amadou Diallo ou de Yamoussa Touré sera déclaré vainqueur ?
La réponse sera connue le 15 avril prochain. Ainsi en a décidé la présidente de la cour suprême Madame Joséphine Lomou.
 
 Mohamed Soumah
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