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Près de deux mois  après  le début des audiences de la cour d’assisses de Conakry dans le dossier de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat le 19 juillet, il faut dire que l’audition des personnes accusées tire à sa fin.
Et ce mercredi, Commandant Sidiki Camara, connu sous le nom de Degaul était à la barre. Il est poursuivi pour détention et consommation de chanvre indien. L’intéressé a nié les faits mis à sa charge par le parquet général.

Alors pourquoi vous êtes là, interroge le président de la cour Me Fodé Bangoura. Parlant des circonstances de son arrestation, il dira que le 3 juillet 2011, il a bénéficié de son congé pour  se rendre à Kankan. Au motif, de prendre le groupe électrogène que son ancien patron, général Sékouba Konaté lui avait offert pendant la transition. Au fait, Sékouba avait offert un groupe électrogène à la grande mosquée de Kankan. Mais une fois sur les lieux, le groupe ne fonctionnait pas. Il avait demandé à son garde du corps rapproché, Commandant Sidiki Camara, alias Degaul d’envoyer un autre groupe en bon état et de prendre l’autregroupe électrogène qui ne marchait pas. Alors, Degaul a attendu jusqu’au mois de juillet 2011 pour aller chercher le groupe « Avant mon départ de Conakry, j’avais informé le général feu Souleymane Kélèfa Diallo et mes chefs hiérarchique. Certains ont même donné des bons de carburant ». Une fois à Kankan, j’ai rencontré l’imam qui a exigé à ce que je décharge et l’imam a déclaré publiquement lors de la prière de vendredi que la mosquée avait deux groupes mais que l’autre appartenait à une autre qui est venue chercher et  » on lui a remis ». Puis, j’ai quitté Kankan pour certaines préfectures de la Guinée forestière pour voir ma sœur malade et certaines connaissances.
C’est seulement au petit matin du 19 juillet que je suis arrivé à Conakry. Mais entre Faranah et Mamou dira l’accusé, les vitres du véhicule à bord du quel il se trouvait étaient brisé suite à un accident. Il appela alors son chauffeur militaire qui se trouve à Conakry de lui trouvé à Yattayah à son chantier pour le cherché. Ce qui fut fait. 

 C’est aux environs de 7 heures « que j’ai reçu un coup de fil m’informant de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat. Quand j’ai changé de voiture àYattayah, je suis allé me présenté directement au camp Alpha Yaya DialloBATA, mon unité d’origine pour me présenté au service. C’est une fois au camp Alpha Yaya Dialloon m’a fait comprendre que le chef du corps, Colonel Mohamed Aly Traoré est sorti en patrouille avec des stagiaires. Je suis alors rentré chez moi puis joindre au téléphone un proche du chef de corps pour demander son numéro. Une fois que le numéro m’a été communiqué, j’ai joint directement au téléphone le colonel qui m’avait demandé d’aller me présenter directement au camp. Ce que j’ai fait pour une deuxième fois. Après cette formalité, j’ai cherché une moto pour me rendre à mon domicile de Kipé, cité des médecins. Histoire d’éviter des embouteillages  et les nombreux barrages de contrôle. Je suis arrivé àBambeto puis j’ai pris la direction de la RTG-Koloma mais sans arme. Une fois au niveau des rails, on m’a fait comprendre qu’il n y a pas de passage sur la ruelle qui mène au domicile du chef de l’Etat« . Et puis qu’il n y avait pas de passage dira Degaul,  on lui a indiqué une autre ruelle pour qu’il se rend chez lui. C’est sur cette route que le lieutenant Seydouba Camara qui est  de la même promotion que moi est sorti devant moi pour brandir une l’anche roquette prêt à tirer. Je lui ait dit Dos sa va ?, il m’a dit mon Commandant votre nom a été trop chanté dans cette affaire. Vous faite parti des éléments qui sont venus attaquer le domicile du chef de l’Etat la nuit dernière. Je lui ait dit quoi ? C’est ainsi que le lieutenant Seydouba Camara a dit engagé. Et les élements qui étaient avec lui  ont commencé à tirer sur moi dans mon dos. Mais puisque je ne tombait pas, il y a certains qui ont crié pour dire, » les balles ne rentrent pas dans son corps, il faut cassé sa tête ». Ainsi, les autres militaires ont pris des cailloux, battons et autres pierres pour taper ma tête. Pour ne pas laisser ma peau, je me suis aussi défendu par force. C’est dans cette bagarre rangée que nous sommes allés jusque dans la cour du président. Les militaires tiraient d’un coté et je combattait de mon coté.  Le capitaineSidibé est venu écrasé un barre de fer sur ma figure. J’étais ensanglanté et le sang coulait partout. Il était 11 ou 12 heure la journée.

J’ai eu la vie sauve grâce à Dieu et au général Aboubacar Sidiki CamaraIdin AimNDLR: actuel directeur de cabinet du Ministère de la défense nationale, qui est aussitôt sorti de la maison du président pour demander des comptes. Je lui ai expliqué. Et puisque les militaires tiraient pour dire que je suis venu pour faire une deuxième attaque, , Idin Aim a sorti son pistolet pour demander à la garde rapprochée du chef de l’Etat d’arrêter au risque de placer des balles dans leurs têtes. Avant de donner des instructions pour que l’on m’envoi au camp Almamy Samory Touré. Une fois au camp, j’ai vu le général Namory Traoré. Automatiquement, il m’a dit tu as fait  par exprès. Je lui ai alors dit de m’envoyer à l’hôpital mais impossible, il a refusé. Quelques temps après, Commandant Gabriel  TambaDiawara est venu me  prendre pour le PM3. Et puisque j’ai été recruté le même jour dans l’armée que ce dernier, je lui ait dit mon ami, aidez moi pour qu’on me soigne, je saigne partout. Ce dernier m’a dit mon ami, tu as eu la chance comme ça parce que on voulait préparer une équipe pour aller te chercher à Kankan. et si on te trouvait à Kankan, ce n’était pas bien pour toi .
Au niveau de l’interrogatoire, on lui a accusé d’avoir donné la mort au garde du corps du président, de participer à l’attaque du domicile du président et de consommer du chanvre indien. Je leur ait dit que je ne connaissait rien de l’affaire».
  
Poursuivant, Commandant Degaul accuse « parmi les  gendarmes qui m’ont interrogé, se trouvait un officier, du nom de Colonel Cécé Balamou. Et c’est ce dernier qui a cherché à se venger de moi ». A la question de savoir comment ?,  il dira que leur différent remonte à  la tentative d’assassinat contre  l’ancien président du CNDD, conseil national pour la démocratie et le développement, Capitaine Moussa  Dadis Camara.  Que s’est-il passé entre vous, interroge MeFodé Bangoura de la cour,  mystère. Seulement voilà, il dira que lui était un soutien inconditionnel  de Sékouba Konaté tandis que Colonel Cécé  Balamou était du  coté du capitaine Dadis.
Alors comment vous avez su que Colonel Cécé Balamou vous en voulait ?  Degaul a répondu sans convaincre « vous savez M. le président, nous sommes en Guinée et nous savons  tous ce qui se passe », fin de citation.

Par ailleurs, l’accusé  charge  aussi les gendarmes de mauvais traitement et dégradant et les gendarmes d’avoir été pillé ses biens chez son père à Kaporo, prendre ses cinq véhicule et d’autres biens lui appartenant.

L’objectif du colonel Cécé était selon lui de l’éliminer physiquement mais pas seulement l’arrêter, a déclaré Commandant Sidiki Camara, connu sous le nom deDegaul à la barre.
Les débats se poursuivent et nous y reviendrons.

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