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A l’ouverture des débats, le président de la cour Me Fodé Bangoura a de nouveau appelé l’adjudant chef Fodé Abas Soumah pour une confrontation avec Alpha Oumar Boffa Diallo, alias ABO.
A la question de savoir s’il y a des choses que l’adjudant chef Fodé Abas a dites et qu’il n’est pas d’accord, AOB a déclaré qu’il est d’accord avec la version du témoin qui n’a dit, selon lui, que ‘’la vérité’’. « j’ai été effectivement sur le terrain pour informer la garde présidentielle de la présence des éléments qui sont venus pour les tuer et j’ai aussitôt quitté les lieux. Je suis d’accord avec lui ». C’est sur ces mots que le président a demandé au témoin de se retirer.

 

Puis, il a appelé le sous-lieutenant Moussa Donzo, qui était chef section de la garde présidentielle dans la nuit du 18 au 19 juillet. Aux environs de 3h5mn à 3h 10 , raconte le deuxième témoin, qui poursuit avoir entendu les tirs de sommation et qu’ automatiquement, il serait tout à coup sorti du domicile privé du président pour chercher des nouvelles. « c’est là que j’ai vu que ça tirait un peu partout et j’ai compris que c’était sérieux. J’ai alors pris mes dispositions. Et puisque j’avais deux boites chargeurs comme
minutions, je sui sorti de la cour et j’ai vu une voiture Pick up garée et un homme arrêté a coté. Aussitôt, j’ai ouvert le feu et la personne a riposté. Et des échanges de tirs se sont poursuivis entre nous jusqu’à ce que mes minutions sont terminées ». C’est ainsi, poursuit il, qu’il « est rentré à la maison pour demander au Commandant Mory Kourouma de rester tout prêt du président Alpha Condé qui ne savait plus que faire pour sa protection. Il est ressorti de nouveau avec une arme pour contrôler l’état des éléments de la garde. Il a vu certains qui étaient blessés parmi eux et il a enlevé la tenue
de l’autre pour attacher la plaie qu’il portait. Il en a profité pour appeler le colonel Jean Claude Pivi et certains officiers pour les en informer. En ce moment, commandant Mory était autour du président
Condé. Et pendant tout ce temps, ça tirait encore sur la maison. « quand j’ai regardé le président dans les yeux, j’ai pleuré. Il a pris les armes du commandant tout en lui demandant de rester au tour du chef. Je lui ait demandé que je vais partir à l’assaut des assaillants puisque les jeunes de la garde présidentielle qui étaient avec nous n’étaient pas rompu à l’art de la guerre. Je lui ai dit que je suis père de six enfants et si je mourrais, il n’a qu’à s’occuper de mes enfants. En ce temps, les autres membres de la garde qui
n’avaient plus de minutions étaient dans les fossés où ils étaient cachés. J’ai alors donner des instructions pour leur demander de ne plus tirer et de me laisser faire. J’ai accompagné les blessés à la
maison au niveau du chef de l’Etat. Nous avons continué les échanges de tirs jusqu’aux environs de 6 heures quand le renfort est venu ». finalement, il a ouvert la porte et il a vu le général Aboubacar
Sidiki Camara, alias Idi amin qui est le directeur de cabinet du ministère de la défense nationale, le colonel Traoré puis commandant Naby Camara, connu sous le nom de B52
A la question de savoir si la garde présidentielle avait réussi à tuer
certains éléments parmi les assaillants puisque l’un d’eux, lieutenant
Amadou Diallo avait trouvé la mort, le témoin a déclaré que ça tirait
partout et qu’il n’était pas en mesure de dire si la garde
présidentielle avait tué ou pas.
Est-ce vrai que le président Alpha Condé était dans la maison au
moment des faits, en réponse, sous lieutenant Moussa Donzo a déclaré «
Si le président n’était pas là-bas, nous aussi, on ne saurait pas
là-bas puisque nous étions ensemble, s’il sort, nous sortons avec lui
pour assurer sa garde ».
Le procureur général William Fernandez et les avocats de la partie
civile ont posé d es questions de compréhension sur la direction d’où
venait des tirs, la nature des tirs et des hommes. En réponse, il dira
qu’avec la puissance des tirs, il n’avait vraiment pas le temps pour
identifier les assaillants.
A une question sur la deuxième attaque, il dira qu’il était à la
maison quand il a entendu des coups de fusils. Il est sorti et il a vu
commandant Sidiki Camara, alias Degaul. « mais puisqu’il est mon ami,
nous avons été recruté le même jour dans l’armée, je lui ait tourné le
dos. Mais les tirs ont de nouveau repris. C’est ainsi que j’ai vu un
des éléments de la garde qui était blessé. Il a été évacué à l’hôpital
et quelque temps après, on nous a dit qu’il est décédé ».
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