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Les auditions du sous/lieutenant Moussa Donzo, chef de la section de la garde présidentielle au moment de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etatse sont poursuivies ce jeudi à la cour d’appel de Conakry.
 
 
Après les questions, il était question pour le président de la cour  Fodé  Bangoura de discuter de façon contradictoire les preuves avec les parties au procès. Mais bien avant, il a ordonné un transport judiciaire sur la voiture du commandant AOB.
Pour rappel, il faut dire que AOB avait soutenu que les gens qui lui pourchassaient lui avait jeté une grenade dans sa voiture qui a éclaté touchant ses pieds et son bas ventre. Sans que la voiture ne soit endommagée.
Le témoin, sous/lieutenant Moussa Donzo, chef de la section de la garde présidentielle au moment de l’attaque avait déclaré à la barre que quand il a entendu des tires, il est sorti de la cour du président Alpha Condé et à distance, il a vu une personne qui était arrêtée à coté d’une voiture Pick-up. Cette personne, le témoin affirme n’avoir pas pu le dévisager. Toutefois, la personne avait tiré sur lui et il a fait autant. C’était alors fer contre fer  puisque les balles ne leur pénètrent pas. Ce, jusqu’à ce que ses balles soient épuisées. Il était donc question de savoir si les traces sur la voiture de AOB étaient des tires de balles ou des éclats d’obus, comme le soutien AOB.
Dans les débats, la partie civile et le parquet général n’ont pas été du tout convaincu qu’une grenade soit jetée sur une voiture et que la voiture reste intact sans dégâts.
Question de la partie civile à AOB, une grenade qui explose  peut prendre combien de distance ?
En réponse dira AOB « c’est 35 m de rayon ».  Pour la défense, il est impossible qu’une grenade éclate dans une voiture avec une personne à bord  sans que cette voiture ne soit endommagée.
Mais pour AOB, c’est bien possible « un avion qui se trouve au ciel  peut s’écraser et on retrouve des survivants  à l’intérieur ».
Les avocats de la défense eux ont soutenu que les traces sur la voiture ne sont autres que des éclats de grenade mais pas de balles réelles tirées par le témoin qui a échangé des tirs avec un inconnu.
Pour avoir le cœur net, les avocats de la partie civile, ceux de la défense et  le procureur général ont tous sollicité la présence d’un expert en la matière pour certifier si c’est une balle ou des éclats de grenade.
Mais au sujet d’un expert balistique,  pas question pour la défense qu’il soit un guinéen. Pas question  d’envoyer un expert national « qui sera sous la coupe du pouvoir ». Pour cette raison, la défense a sollicité un expert  international indépendant.
Le président de la cour Fodé Bangoura a promis d’examiner la question sans pour autant dire quand.
Les débats se poursuivent demain  avec d’autres témoins venus de la garde présidentielle et nous y reviendrons.
 
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