Partager
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Guinée va mal, très mal. Ce, malgré ses  nombreuses richesses minières, halieutiques et agricoles pour ne citer que ces ressources.
Arrivé aux affaires avec une forte volonté de changer le pays, pardon les pratiques au pays, Alpha Condé  se dédie le plus souvent. Après avoir qualifié la signature du contrat de Rio Tinto comme contrat du siècle, une prouesse jamais réalisée en Guinée, le même Alpha Condé a estimé que l’Etat a été lésé dans ce contrat.
Conséquence, le géant minier anglo-saxon, Rio Tinto a été empêché de réaliser ses travaux par Alpha Condé qui voudrait renégocier un contrat déjà signé et l’argent empoché par le trésor public guinéenRio a plié bagages pour quitter la Guinée.
Au paravent, d’autres sociétés comme BSGRVALE et bien d’autres avaient mis la clef sous la « porte Guinée ». C’est le cas de la société Russe, RUSAL qui se trouve aussi en mauvaise posture. A propos d’ailleurs, les citoyens de la cité d’alumine de Fria mécontent ont chassé les autorités locales de la ville. Le préfet, le maire et secrétaire général du syndicat des travailleurs sont à Conakry pour rendre compte à qui de droit.
 Comme pour dire que les Friakas ne veulent plus de l’’autorité de l’Etat guinéen  sur leur sol. Pauvre Friakas.

C’est dans ce climat délétère au pays  ou tout au moins dans le secteur minier que le président soumet un texte de loi ce lundi à l’approbation du CNT, conseil national de transition qui joue le rôle de parlement. Difficile de dire ce que ce énième lois sur les mines réserve aux guinéens.

Avec ce jeu de cache cache et l’organisation des élections législatives aux calendes grecs, il faut dire que la marche de manoeuvre sera étroite pour Alpha Condé.
A cela, s’ajoute le difficile  quotidien des guinéens. Avec la fermeture des sociétés minières, de la SOTELGUI, la société  des télécommunications de Guinée et bien d’autres, on peut dire sans risque de se tromper que la Guinée va mal.
Alpha Condé doit méditer  longuement  au risque d’empirer la situation.

Ousmane Cissé

 
 
Partager