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Inassouvie de  l’échec du dialogue politique mort-né, le refus de l’exécutif de  jouer à l’apaisement ainsi des propos  incohérents du porte parole du gouvernement, Albert Damantang Camara dans les différents  médias, l’opposition guinéenne regroupée au sein du collectif, de l’ADP, du CDR  et du FDP entend reprendre la rue dans jeudi, 08 avril 2013, histoire de protester contre la date du 30 juin indiquée par le Président Alpha Condé pour la tenue des législatives en Guinée.

 

Elle l’a fait savoir cet après-midi samedi, 13 avril 2013 à l’occasion d’une conférence de presse qu’elle a animée à la maison de la presse de Coléah dans la commune urbaine de Matam.

Selon le porte parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, Président de l’Union des Forces du Changement (UFC) les  leaders politiques sont fermes sur trois choses à savoir, le départ du couple waymark-Sabari-Technologie, la confirmation de vote des guinéens de l’étranger et le recrutement, en toute indépendance, d’un opérateur de saisie.

Pour Aboubacar, la CENI, institution chargée d’organiser les élections en Guinée, n’a d’indépendance que par le nom, malgré la bonne volonté des leaders de l’opposition à aller au dialogue politique qui devrait pourtant, déboucher sur les élections législatives crédibles.

Le gouvernement a peur d’aller aux élections parce que, celles-ci  exposeront sa faiblesse du point de vue électoral. C’est pourquoi, il crée une sorte de psychose au sein de l’opposition en inculpant un de nous, aujourd’hui, victime du terrorisme politico judiciaire, révèle  Aboubacar Sylla qui informera que malgré les communiqués de la CENI, le recensement se fait dans certaines circonscriptions électorales du pays notamment, Siguiri, Dinguiraye, Kérouané, Beyla, Dubréka et Coyah.

Plus loin, le Président de l’UFC indiquera que le pouvoir voudrait manipuler les leaders de l’opposition en les invitant au tour de la table de négociation qui n’aboutit à rien.

Pour le Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo : « Aucune partie ne soit aidée par un sous préfet ou un préfet pendant les élections législatives. Que les élus locaux, illégalement  démis, soient  rétablis dans leur fonction et que le pouvoir apprenne à respecter le droit de chaque citoyen. »

La CENI, dira le président de l’UFDG,  qui a un rôle central à jouer dans le processus électoral, ne fonctionne pas conformément aux normes, c’est-à-dire aux bonnes pratiques. Récemment, le calendrier du scrutin a été décliné, les données de la SAGEM transférées sur les appareils de Waymark-Sabari-Technologie, recrutés par affinité par le gouvernement d’Alpha Condé. C’est pourquoi, nous exigeons que chaque question soit traitée en fonction de la loi… au cas où nos revendications ne seront pas prises en compte, on reprendra la rue les jours à venir.»

Se prononçant sur l’arrivée en Guinée du capitaine Dadis Camara, l’ex patron du CNDD, Cellou Dalein précisera que le gouvernement guinéen ne communique pas, sinon, Dadis doit bénéficier de présomption d’innocence, mais, on ne sait pas ce qui se passe au sommet de l’Etat.

Abordant le sujet dans le même sens que ses collègues, le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré s’interrogera en ces termes : « Pourquoi la SAGEM a été récusée ? Or, elle a géré le fichier électoral qui a porté El Hadj Professeur Alpha Condé au pouvoir. Alpha s’est-il servi de la SAGEM avant de la mettre à la porte ? Nous avons une suspicion légitime vis-à-vis du couple waymark-Sabari. Vous les journalistes, ce n’est pas normal de poser toutes ces belles questions à l’opposition, poser certaines au RPG arc-en-ciel, un parti ne dialogue pas et qui pratique une dictature obscurantiste. Alors que discuter, c’est une culture. »

‘’Quand une économie marche,  ça se sait, l’eau, l’électricité, la nourriture, l’assainissement de la ville nous l’indiquent. Le taux de croissance est égale à la création de richesses  au cours de l’année’’. précisera Sidya Touré.

Pour conclure ses propos, Sidya Touré a révélé que la fermeture des entreprises comme : la SOTELGUI, l’usine RUSAL de Fria, la société Nestlé et bientôt le licenciement de certains travailleurs par la société de téléphonie mobile areeba-Guinée sans oublier la fuite des investisseurs étrangers, indique éloquemment la faiblesse d’Alpha Condé dont la médiation n’a rien apporté au peuple de la Guinée Bissau.

Après avoir expliqué  la genèse de son interminable dossier, le Président du Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG), Jean Mark Telliano dira qu’il n’est pas un criminel pour qu’on l’envoie un mandat d’amener ou d’arrêt par force.

Il affirmera qu’en tant que guinéen, il n’a pas peur de répondre à l’appel de la Justice de son pays.

D’ailleurs, il a promis de se présenter la semaine prochaine, devant la Justice pour donner les détails par rapport aux injures publiques.

Somme tout, la communauté internationale a, quant à elle choisi un facilitateur international au dialogue permanent, un cadre qui devrait aider les protagonistes à trouver un accord définitif pour une sortie heureuse de la crise actuelle.

Sannou Camara

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