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Comme prévu, l’opposition radicale  était dans la rue jeudi pour protester contre les conditions d’organisation des élections législatives théoriquement prévu pour le 30 juin prochain. Et dans un communiqué, le gouvernement a regretté les incidents  et tient pour responsable les leaders politiques des violences enregistrées. Lisez plutôt la déclaration du Porte-parole du Gouvernement.

 

De sources sécuritaires et hospitalières, le bilan provisoire établi à 18h GMT, lors de la marche organisée par le Collectif de l’opposition, avec l’autorisation des autorités guinéennes, fait état à Conakry de 17 blessés à Donka, 4 blessés légers au CMC de Ratoma, 9 cas d’agression dans des familles et 3 accidents sur la voie publique. Au moins 5 agents des forces de l’ordre ont été blessés dont un poignardé. Plusieurs véhicules ont été endommagés dont deux incendiés. On signale également l’attaque de domiciles privés par les manifestants.

 

Les forces de sécurité ont été déployées sur les lieux pour rétablir l’ordre, sécuriser les populations civiles et leurs biens. Elles ont utilisé de ce fait les moyens conventionnels de maintien de l’ordre.

 

Les autorités déplorent les incidents survenus pendant la manifestation, malgré l’appel au calme et au civisme contenu dans la déclaration commune gouvernement-opposition-mouvance présidentielle du 23 avril dernier.

 

Dans cette déclaration commune, les trois parties s’engageaient, dans l’intérêt de toutes les populations guinéennes sans distinction, à régler leurs différends uniquement par les moyens pacifiques.

 

Suite à cette manifestation qui a été émaillée de violences graves et de dérapages regrettables, le Gouvernement guinéen exprime sa sympathie et sa compassion aux blessés et à toutes les autres victimes non encore identifiées de ce jeudi 2 mai 2013.

 

Le Gouvernement tient pour responsables de ces actes déplorables les organisateurs de la marche et en tirera toutes les conséquences judiciaires qui en découlent.

 

Les autorités guinéennes tiennent régulièrement informés les médias, la société civile et les partenaires internationaux du déroulement de la situation politique.

 

 

Le Porte-parole du Gouvernement

M. Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi.

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

 

 

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