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Les opérations d’enrôlement des électeurs ont débuté depuis des semaines dans les quartiers de la capitale guinéenne, Conakry. Les garnisons militaires ne sont pas à la marge de ces opérations de révision des listes électorales en vue de doter la Guinée d’un fichier propre et inéluctable.

 

Cependant, depuis l’entame de l’enrôlement, les choses se passent dans les règles de l’art dans certains quartiers de la place.

Mais, le quartier Boulbinet dans la commune de Kaloum fait exception à cette règle. Car  les lieux d’enrôlement sont pris d’assaut par des militaires  qui, dit-on, viennent se faire recenser, histoire d’accomplir leur devoir de citoyen.

Un argument tronqué, quand on sait que des opérateurs de saisie sont postés dans les garnisons militaires, en vue d’éviter que les hommes en tenue militaire viennent terrifier les paisibles populations dans l’accomplissement de leur devoir civique.

A l’heure qu’il est, ils sont nombreux les guinéens qui craignent des cas de doublon sur le fichier électoral en cours de conception. Pour eux, s’il s’avère que ces militaires s’étaient déjà fait recenser dans leurs quartiers résidentiels ou dans leurs différentes unités,   il n’est pas nécessaire qu’ils  se fassent recenser de nouveau.

Pourquoi d’ailleurs ce doublement d’enrôlement des militaires ? D’où vient l’ordre ? Pourquoi  le font-ils à Kaloum ?

Et pendant ce temps, rassure nos sources, la CENI, malgré le retard accusé, a pu installer finalement des kits d’enrôlement dans certains camps militaires, histoire d’éviter que les hommes armés se mêlent des paisibles civiles, déjà traumatisés dans la tête par des évènements vécus.

                                                              Sannou Camara 655 13 00 33

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