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Après son long séjour en France, Baïdy Aribot, Président du parti Alliance des Forces d’Avenir de Guinée (AFAG) est de retour au bercail depuis la semaine dernière. Pour réitérer sa fidélité, IL a assisté le mercredi, 22 Mai à l’enterrement des militants morts dans la manifestation de l’opposition. Mais son départ de Conakry pour l’Hexagone, avait alimenté la chronique.

 

Pour lever l’équivoque, informer l’opinion nationale et internationale, votre site d’informations générales ‘’Guineelive.com’’ s’est intéressé à la question et rencontré le président d’AFAG pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur ce qui a réellement filtré le séjour de l’homme en France.

Lire l’intégralité de l’interview :

Bonjour monsieur le Président !

Baïdy Aribot : « Bonjour Monsieur de la Presse ».

Parlez-nous de l’objectif de votre séjour en France.

C’est très simple, j’vais mon fils qui était malade, je suis allé assister à son opération chirurgicale. Et puis par la suite, j’ai effectué une tournée en Afrique Australe, en Afrique du Sud, en Afrique de l’Ouest et je suis revenu en Guinée Conakry.

Il paraîtrait que vous été obligé de quitter le pays dans le souci dit-on, de céder  l’électorat de la Commune de Kaloum au RPG-arc-en-ciel. En parlez-nous.

Vous savez, moi je ne sais même pas d’où les gens prennent des nouvelle pareilles, franchement. Est-ce que la commune de kaloum m’appartient pour que je fasse un dile avec les gens du RPG ? Mon parti est un parti national, un parti qui veut être un jour, comme le RPG-arc-en-ciel. Je ne sais pas comment puis-je laisser une circonscription à un parti qui n’est pas le mien.

Cela veut dire que vous irez aux élections législatives prochaines?

Bien entendu oui, je dis bien, nous irons aux élections législatives si les conditions d’une élection crédible et transparente sont réunies. 

Mais, à ce jour, on n’est pas dans cette situation. Vous savez  nos revendications au sein de l’opposition, l’ADP, le Collectif, le CDR et le FDP,  c’est les mêmes revendications qui font qu’aujourd’hui, la situation sociopolitique politique s’enlise, le dialogue est bloqué et que l’opposition n’a pas encore  décidé pour participer à ces élections législatives.

Le dialogue est bloqué. Mais, à quel justement, se trouvent les négociations ?

Bon pour le moment, rien ne filtre. Je crois que le pouvoir ne veut pas reculer, l’opposition non plus, a des préalables qui sont d’ailleurs, des préalables justifiées et qui sont entre autres, le report du décret  du Président de la République et le règlement de certains préalables. Ainsi, on reviendra autour de la table de négociations. Mais à partir du moment qu’il y a un décret, cela veut dire tout simplement que sans raison, sans vous et avec vous, on part aux élections. On ne sait pas maintenant, pourquoi, va-t-on revenir autour de la table de négociations. Dans la mesure où, dans des situations pareilles, comme je vous l’ai dit, les conditions d’une élection transparente et crédible ne sont pas réunies.

Quelle lecture faites-vous de la situation sociopolitique après l’enterrement des morts de l’opposition ?

Moi je ne sais pas à quelles fins, on oblige l’opposition à sortir dans la rue. Voyez seulement la situation dans laquelle le pays se trouve. Moi, je suis arrivé il y a 48 heures. Mais la situation n’était pas comme ça quand je quittais, elle s’est dégradée, complètement dégradée. J’ai parlé avec mes amis qui sont dans l’Administration, avec des commerçants qui sont dans les différents marchés du pays, j’ai discuté avec certains responsables des banques de la place. Personne ne sait où va le pays.  Regardez, l’Administration ne fonctionne pas. Moi je ne vois pas pourquoi on entretient tout cela. Honnêtement, mon premier objectif, est de protéger la vie et les biens de la population guinéenne. Aujourd’hui, cette situation n’arrange personne. Sur le plan de la sécurité, personne n’est à l’abri de ce qui se passe.

Un mot en direction de nos milliers de lecteurs.

Je lance encore un appel aux autorités. Et leur dire clairement que cette situation n’a que trop duré. Et pour rappel, notre pays a commencé ces remous du processus électoral depuis l’an 2006. On a eu des gouvernements de consensus, de large ouverture et d’union nationale pendant la transition. Aujourd’hui, nous sommes avec un Président qui a été élu en 2010.  Mais depuis son arrivée au pouvoir, les choses ne font que se détériorer. Je dirai  que peut être, en Guinée, les gens ne sont pas de bonne foi pour dire la vérité aux gouvernants. Ce qui fait que la situation est complètement bloquée. Depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir, les acquis sont peu…

Monsieur le Président, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions!

Aribot : « C’est moi qui vous remercie ».

Sannou Camara 655 13 00 33

 

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