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Comme annoncé dans une de nos publications, le procès des personnes accusées dans le dossier de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat tire à sa fin.

Lundi et mardi déjà, les avocats de la partie civile ou de l’Etat ont fait leur plaidoirie pour dire ce qu’ils pensaient des accusés. En témoigne nos différents comptes rendu.

 

Et ce mercredi place au représentant du ministère public, William Fernandez pour ses réquisitions. Tout d’abord, il a eu une pensée pieuse pour les magistrats  qui ont travaillé sur ce dossier mais arrachés à l’affection des siens alors que la procédure n’est pas terminée. Il s’agit du procureur de la république près le tribunal de première instance de Dixinn, Mohamed Saïd Haidara, connu sous le nom de Zair, du greffier Seydouba Sylla et de hadja Marie Bangoura disparus récemment.

Dans le même ordre d’idée,  il a rendu un vibrant hommage aux éléments de la garde présidentielle  qui ont trouvé la mort dans l’exercice de leur fonction. Ainsi qu’à ceux qui ont héroïquement résisté  pour défendre le président Alpha Condé.

De là, il est passé à l’examen des cas de chaque accusés en les catégorisant en instigateurs, organisateurs, têtes penchantes du complot, les financiers, les exécutants, les auteurs, ceux qui ont participé sur le terrain à l’attaque et ceux qui étaient identifiés. Ce n’est pas tout car le William Fernandez a aussi parlé de ceux qui en pleine connaissance de cause ont aidé en restant en complicité avec les acteurs. Il y a aussi d’autres accusés poursuivis pour détention illégale d’armes de guerre, de rébellion, de consommation de drogue, excusez du peu la liste est longue.

Parlant des instigateurs, il parlera de Fatou Badiar Diallo, du commandant Alpha Oumar Diallo, alias AOB,  Jean Guilavogui, de Baba Alimou Barry, Amadou Oury Bah, connu sous le nom de Bah Oury, vice président de l’UFDG, Lamine Diallo membre de l’UFDG en Allemagne, Lieutenant Mamadou Bobo Diallo qui sont tous en fuite, selon l’avocat général.

Par ailleurs dans les préparatifs, William Fernandez affirme qu’il y avait deux groupes rivaux qui voulaient chacun en ce qui lui concerne contrôler le mouvement. Il s’agit du groupe de AOB et de Fatou Badiar Diallo. Justement sur le cas des deux personnes, il s’est longuement attardé sur leur dossier. Plus de trois heures d’horloge. Fatou Badiar aux dire du parquet a été cité au moins sept fois dans ce dossier par les accusés qui a toujours soutenu que « l’ethnie peule est victime de marginalisation, de rejet  et de discrimination en Guinée ».

Pour William Fernandez, l’ethnie est l’argument des incapables, des faibles, des médiocres : « ceux qui m’intéresse dans ce dossier, ce n’est pas l’ethnie encore moins la communauté mais les hommes et les actes qu’ils ont posé pour la déstabilisation du pays », a commenté l’avocat général.

En envoyant Mamadou Alpha Diallo à Boffa pour contrôler les mouvements du commandant AOB, en louant des pick-up à 32 millions de GNF, une villa à Kountia, Fatou Badiar Diallo aux dires de l’avocat général savait ce qu’elle voulait. Il a pour finir qualifier Fatou Badiar Diallo de « femme dangereuse et sans scrupule  en déclarant qu’elle est dans cette affaire parce que l’ancien chef d’état major général des armées, feu général Souleymane Kéléfa Diallo  voulait de lui en mariage et qu’elle a refusé, ce dernier n’étant plus de ce monde».

Alpha Oumar Diallo, alias AOB est pour le procureur un homme à double langage et qui soutien des choses inimaginables. Pour preuve dira Fernandez « AOB a soutenu qu’on lui a jeté une grenade dans sa voiture qui s’est tombée sur ses pieds sans que la voiture ne soit endommagée ». Avant d’ajouter « M. le président de la cour, AOb vous a dit qu’il avait été pris en otage mais qu’il avait interdit à ceux qui l’avait pris en otage de monter à bord de sa voiture. C’est lui qui avait conduit sa voiture à bord du quel il avait son téléphone portable, ses armes de guerres sans que ceux qui l’on prit en otage ne dise mot. Je ne sais pas s’il connaît ce que c’est qu’un otage ? », S’interroge William Fernandez. Pour lui, AOB était au centre des hostilités à Kipé où il s’est blessé.

Aussi, il a longuement évoqué la mort du lieutenant Amadou Diallo, frère de Fatou Badiar Diallo qui a trouvé la mort sur le terrain.

Sur tout autre plan, il affirme que contrairement à ce que AOB déclare en se disant officier honnête et patriote qui a servi loyalement feu président général Lansana Conté : « c’est faux, AOB était cité dans beaucoup d’activités subversives c’est pourquoi le général Lansana Conté lui a renvoyé de sa garde. Quand il mourrait, AOB ne faisait plus parti de sa garde », rassure William Fernandez.

Il reviendra aussi longuement sur le cas des accusés Almamy Aguibou Diallo et Baba Alimou Bnarry. Le premier selon lui a abreuvé la cour de contrevérité. Alors qu’en l’enquête préliminaire et devant les juges d’instruction en présence de ses avocats, il avait reconnu sa participation aux préparatifs de l’événement.

C’est le cas aussi selon lui de Baba Alimou Bnarry qui était chargé selon lui d’acheter et de récupérer des armes qui avaient servis à l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat.

Pour William Fernandez donc, nombreux  sont les accusés qui ont participé en pleine cause aux préparatifs de l’attaque et d’autres ont participé aux opérations.

Par ces motifs, il a demandé à la cour de retenir contre Alpha Oumar Diallo, alias AOB et Fatou Badiar Diallo des faits de complicité, d’associations de malfaiteurs, assassinat, tentative d’assassinat, atteinte à la sureté de l’état, destruction d’édifice privé, ethnocentrisme, régionalisme, excusez du peu à ce niveau aussi la liste des charges retenus par le procureur contre ses accusés est longue.

 

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