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L’opposition guinéenne regroupée au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP  demande à Alpha Condé de créer les conditions d’un dialogue franc et sincère en vue de la tenue effective des législatives crédibles et transparentes en Guinée. Elle l’a fait savoir ce  mercredi, 29 mai 2013  à l’occasion d’une conférence de presse qu’elle a donnée à la Maison de la presse de Coleah dans la commune de Matam.

 

L’objectif de ladite conférence de presse qui a coïncidé à l’enterrement ce mercredi, de 18 morts, était de passer en revue la situation sociopolitique et lancer un appel au calme et à la retenue en vue redonner au cadre de dialogue.

Au tour de la table, on pouvait remarquer la présence de Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), de Dr Fodé Oussou Fofana, vice président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Djalikatou Traoré, vice présidente du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) et Dr Fodé Mohamed Soumah de Génération Citoyenne (GéCi)…

Dans une déclaration commune, l’opposition guinéenne constate avec regret que des personnes  mal intentionnées ainsi que certains agents des forces de sécurité qui se livrent aux actes de vandalisme et de violences visant à détourner la  cause de la lutte qu’elles mènent au prix du sacrifice ultime pour l’instauration de la démocratie et de bonnes pratiques.

Elle parle plus loin, de la répression de ses militants par des loubards de la mouvance présidentielle ouvertement aidés par les forces de l’ordre qui tuent et pillent les paisibles citoyens.

 Selon la déclaration, la responsabilité des violences à Conakry incombe au Gouvernement qui, dit-elle, s’oppose systématiquement à l’utilisation pour les marches pacifiques de l’opposition de l’itinéraire de l’Autoroute en imposant un parcours dont l’expérience a établi à maintes reprises, le potentiel de violences qu’il recèle.

Par ailleurs, l’opposition estime que l’instauration d’un véritable état de siège dans les quartiers est une brutalité, voir même une férocité exercées par les forces de l’ordre usant d’armes de guerre dans les différentes opérations dites maintien d’ordre.

La plupart des 18 morts, témoigne la déclaration de l’opposition républicaine, sont morts par balles réelles ainsi que ceux qui ont été blessés sans compter des dégradations et pillages de biens privés.

D’après toujours la déclaration conjointe, ‘’le pouvoir en place a utilisé de supplétifs civils pour épauler les forces de l’ordre dans la répression des manifestants. Toute chose qui a donné aux violences, une dimension communautariste  avec le risque d’une généralisation du conflit actuel.’’

Visiblement remontée, l’opposition accuse le pouvoir de n’avoir pris aucune initiative sérieuse en vue de mettre un terme à la recrudescence de la violence, à l’impunité totale, aux assassinats ciblés par les forces de l’ordre de manifestants pacifiques, aux violations récurrentes des droits humains, un encouragement.

L’opposition républicaine déplore l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences qui se perpétuent  en dépit de la déclaration d’intention des autorités actuelles qui ne fournissent aucun effort et n’exprime aucune volonté politique réelle à promouvoir les droits de l’homme en luttant contre les exactions. Rapportent l’opposition dite républicaine.

Aujourd’hui, poursuit la déclaration, ‘’ce sont les fondements de notre nation qui sont ébranlées par un pouvoir qui privilégie la mise en place d’un régime autocratique érigeant l’exclusion et l’arbitraire en mode de gouvernement.’’

L’accentuation de la misère généralisée en raison d’une dégradation continue des conditions de vie de la population ajoutées à l’absence d’un dialogue politique et à l’inexistence d’une réelle politique de réconciliation nationale, indique la déclaration, constituent des ingrédients qui pourraient conduire la Guinée à des conflits sociaux majeurs aux conséquences dramatiques.

pour toutes ces raisons, l’opposition républicaine qui compte changer de stratégies, se dit inquiète des risques sérieux que l’impasse politique actuelle fait peser sur la paix civile, l’unité nationale et la stabilité politique de la Guinée ainsi que celle de la sous région.

Ensuite, la même opposition rappelle que la situation politique actuelle ainsi que les stratégies évènement sociaux qui ont découlé, sont les conséquences du refus de dialogue du Gouvernement  ainsi que de sa volonté d’exercer une gouvernance politique, économique et sociale exclusive contraire à l’intérêt général des guinéens. Soutiennent les leaders de l’opposition dans leur déclaration conjointe.

Aussi, les acteurs politiques de l’opposition guinéenne demandent au Président Alpha Condé de créer les conditions d’un dialogue politique franc et sincère afin de permettre aux acteurs sociopolitiques majeurs de se parler avec l’aide du collège de facilitateurs pour dit-on, trouver ensemble, les solutions aux problèmes qui assaillent la Guinée.

 Enfin, l’opposition guinéenne adressera ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, au peuple de Guinée et réitérera son engagement à mener jusqu’à son terme le combat pour l’instauration de la vraie démocratie en Guinée.

C’est par un échange fructueux entre les conférenciers  et les journalistes que la conférence a pris fin.

Sannou Camara 655 13 00 33

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