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Après le procureur général  qui a requit de lourdes peines contre les accusés, notamment la peine capitale pour Commandant Alpha Oumar Diallo, AOB, Fatou Badiar Diallo,Margi-chef Youssouf Diallo et  Jean Guilavogui, la réclusion criminelle à perpétuité pour d’autres et des peines variant entre deux ans  et 15 ans de prison ferme, c’est au tour des avocats de la défense de commencer ce vendredi ses réquisitions pour tenter de défier les arguments des avocats de l’avocat général .
Le premier Me Salif Béavogui a souligné que le dossier est à la fois politique et constitue un règlement de compte.
Politique,  parce que les noms des leaders politiques sont cités et règlement de compte parce que ce sont les anciens dignitaires et officiers proches des présidents feu général Lansana Conté, Capitaine Moussa Dadis Camara et général  Sékouba Konaté  qu’on a voulu selon l’avocat de la défense  salir. « C’est tout simplement réglé des comptes », c’est du moins les moyens de défense en sa possession pour défendre ses clients.
Un doigt accusateur est porté sur le haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire,  général Ibrahima Baldé, le gouverneur de la ville de conakry, Sékou Resco Camara, le commandant de l’Eco18, Abdou Karim Barry, AKB, commissaire Aboubacar Fabou Camara, directeur national des services spéciaux à la présidence de la république, le commandant des investigations au haut commandant de la gendarmerie nationale,  Tamba Gabriel Diawara et autres.
Parlant de la politique, les noms du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son vice président Bah Oury,Sidya Touré ont été cité comme preuve par l’avocat.
Parlant du dossier, la défense estime que le complot est monté de toutes pièces par les officiers supérieurs de l’armée avec la bénédiction de ceux de la police et de la gendarmerie. Pour appuyer son argumentation, il dira que la procédure a été émaillée d’irrégularités puisque certains accusés avaient été arrêtés avant l’attaque et que des sévices corporels avaient été infligés à des innocents dans des camps de concentration qu’il a qualifiée « de camp boiro ».
Il a aussi dénoncé le président de la cour Me Fodé Bangoura qui selon lui n’a pas eu le courage d’accorder la liberté provisoire à un seul accusé.
Pour la peine de mort prononcé par William Fernandez, Me Salif Béavogui affirme que le procureur est dépassé puisque « nous sommes au temps moderne et la peine de mort n’a plus sa raison d’être. Certes l’avocat reconnaît que c’est prévu par le code pénal guinéen mais il pense que de nombreux faits sont punis par la loi mais ces lois ne sont plus appliquées. C’est le cas selon lui de la polygamie qui est punie par la loi guinéenne mais qui est tolérée et pratiquée en Guinée ».
Plus loin, Me Salif Béavogui souligne que le Commandant Alpha Oumar Diallo, AOB et Jean Guilavogui considérés par William Fernandez comme cerveau de l’attaque ne sont autre que des victimes au motif qu’ils avaient été pris en otage.
Par ailleurs, l’avocat affirme que AOB était ciblé « même s’il n’avait pas été sur le terrain à Kipé, il allait être arrêté parce que il était dans le collimateur des officiers supérieurs de l’armée.
Enfin, l’avocat qui a parlé durant toute cette journée de vendredi a souligné qu’il aimerait voir sur le banc des accusés des officiers supérieurs de l’armée qui savaient que quelque chose se tramait contre la sécurité de l’Etat et n’avaient pas réagit.
Me Salif Béavogui n’a pas terminé et il va poursuivre sa plaidoirie lundi.
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