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L’ONG Mouvement Africain pour la défense des Droits de l’homme et la bonne gouvernance a tenue une conférence de presse à la maison commune des journalistes à Coléah sur le « le manquement de l’Etat guinéen à ses obligations de protéger les populations contre la violence et la  peur ».

 

D’entrée de jeu,Nouha Traoré président de cette ONG a dénoncé le manquement grave par l’Etat guinéen a ses obligations de protéger les populations contre la violence et la peur dans le cadre de la gestion des dernières manifestations politiques qui ont encore entrainé de morts d’homme et de dégâts matériels importants. « notre ONG s’engage fermement à amorcer la procédure de communication ou de plainte contre l’Etat guinéen, devant les instances juridictionnelles africaines et internationales, si aucune mesure n’est prise pour prévenir ou de punir les multiples cas avérés de violations des droits de l’homme tant par l’intervention des forces de sécurité que par les agissements des particuliers »

il a interpelé l’Etat à se conformer  a son obligation de respecter  et de protéger les droits de l’homme conformément aux dispositions de l’article 2 du pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dispose : « les Etats s’engagent à respecter et à garantir à tous les individus se trouvant sur le territoire et relevant de leur compétence les droits reconnus dans le présent pacte, sans distinction aucune ».

Aux nombre des droits consacré par le pacte, il importe de noter le droit à la vie, le droit à la sureté de sa personne, la liberté d’aller venir etc.

De même le conférencier  exhorte l’Etat guinéen à se conformer aussi à la déclaration de Genève de 2008 qui consacre à son tour « l’obligation pour les Etats à protéger les populations contre la violence et la peur ».

pour terminer, le conférencier  a solliciter la nécessite de mise en place d’une commission d’enquête pour faire face aux actes de violations des droits de l’homme commises à l’occasion des dernières manifestations politiques.la mise en place d’office d’une commission d’enquête répondant aux critères ci- après :

La commission d’enquête doit être indépendante : ce qui implique que l’enquête  soit conduite par des personnes qui ne sont soumises à aucun lien hiérarchique ou institutionnel dans l’exécution de leur mission.

Elle doit être effective : l’enquête doit pouvoir déboucher sur l’identification et la sanction des auteurs de violation des droits de l’homme.

Elle doit être conduite avec célérité et de diligence raisonnable : ce qui implique une réponse rapide des autorités pour mériter la confiance des populations et d’éviter  toute apparence de complicité avec les auteurs de violation des droits de l’homme.

Elle doit être ouverte au public : ce qui implique que le public ou tout au moyens les proches parents des victimes soient associés ou aient un droit de regard sur la conduite de l’enquête ou sur ses conclusions.

Daouda Yansané

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