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Depuis la semaine dernière, le procès des personnes arrêtées dans le dossier de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat est entré dans sa dernière phase avec les plaidoiries des avocats de la partie civile, les réquisitions du ministère public et maintenant les plaidoiries des avocats de la défense en cours.

 

 Mais le moins que l’on puisse dire à cette phase, c’est que c’est de bonne guerre. Chacun tire le boubou de son coté.

Les avocats de la partie civile  sont formels. Il y a bel et bien eu une entreprise criminelle visant à éliminer physiquement le chef de l’Etat. C’est aussi l’avis de l’avocat général qui a même requit des peines allant de 2 ans de prison ferme à la peine capitale.

Les avocats  de la défense croient comme la parole de l’évangile que c’est un montage même si certains accusés ont été sur le terrain disent-ils.

Il appartiendra donc à la cour d’appel de Conakry présidée par Me Fodé Bangoura de trancher pour édifier l’opinion nationale et internationale sur le sujet suivant son intime conviction.

 

 Par ailleurs, la bonne nouvelle nous viens du Palais Sekhoutoureah. Selon des sources généralement biens informées, le président Alpha Condé est coincé politiquement. Et la communauté peuh qui se considère comme victime de la politique d’exclusion du président guinéen est aussi considérée comme cerveau moteur de l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat dans la nuit du 17 au 18 juillet 2011. Et en faisant des calculs mesquin, on se rend compte aisément que ce sont les peuls qui sont les plus nombreux au banc des accusés dont les plus connus sont Commandant Alpha Oumar Diallo, alias AOB et Fatou Badiar Diallo. 

Alpha Condé selon nos sources  a décidé de laisser la justice faire son travail. Mais comme tout porte à croire que plusieurs accusés seront condamnés à des peines lourdes à en croire aux réquisitions de l’avocat général et pour détendre l’atmosphère politique et sociale au pays, le président guinéen accordera sa grâce aux condamnés, a confié à Guineelive un habitué du palais Sekhoutoureah.

Mais avec cette mesure, un sociologue guinéen estime que c’est le procureur général, représentant la société, nous voulons nommer William Fernandez qui sera mis en mal avec certains citoyens  qui n’hésiteront pas  à le narguer puisqu’il a requit la peine capitale et la réclusion criminelle à perpétuité pour de nombreux accusés qui le prend désormais comme leur ennemi qui voulait avoir leur peau.

Y aura t-il grâce présidentielle pour les prévenus qui seront condamnés? Les jours à venir nous édifierons sur la question.

 

Ousmane Cissé

 

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