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L’aile dure du RPG, rassemblement du peuple de Guinée, parti au pouvoir avait poussé le président Alpha Condé à organiser les élections législatives sans l’opposition radicale  qu’elle a accusé de mauvaise foi dans une « quête visant à empêcher la tenue effective des élections législatives ». Ce qui avait convaincu le président Alpha Condé à prendre le décret convoquant le corps électoral pour le 30 juin et l’ouverture de la campagne électorale.

 

Et vu la situation sociopolitique du pays qui n’augurait pas de lendemain meilleur sur le plan économique, le Ministre de l’Economie et des Finances qui sait plus que quiconque que les partenaires au développement tiennent à la bonne gouvernance politique  pour donner de l’argent aux pays n’est pas laissé en marge de la fuite en avant des caciques du RPG.

 En compagnie de l’ancien Ministre de l’économie et des Finance et actuel conseiller économique du président Condé, Kerfalla Yansané et Madykaba Camara ont tenu à rencontrer le président Alpha Condé.

Kerfalla Yansané a tenu à rappeler au président Condé qu’il ne doit pas faire comme le président feu général Lansana Conté. « Lui, il  était  militaire et n’a pas été à l’école. Toi, tu as été à l’école et tu es un professeur d’université et homme de droit. Il n’est pas bien pour toi d’aller dans ses conditions aux élections sans l’opposition », a déclaré le Ministre de l’économie et des Finances.

Pour un premier temps confie notre source, ces conseils du sage Yansané sont tombés dans les oreilles de sourds du président Condé. Mais après réflexion, la nuit a porté conseil.

L’opposant historique n’avait de choix que de faire marche arrière en disant aux caciques du RPG dont son directeur de cabinet, Mohamed Diané qui était le fervent défenseur de l’idée des élections législatives sans l’opposition radicale que le moment n’est pas opportun de le faire, confie la même source.

Ce qui a poussé Alpha Condé a revoir sa copie pour la tenue des élections législatives.

 

Le problème maintenant reste de droit. Comment sortir du problème qu’il a créé lui-même. Le  président de la République a pris deux décrets. D’abord celui convoquant le corps électoral pour le 30 juin et l’autre portant ouverture de la campagne électorale. Mais pour ne pas qu’il soit rattrapé par le droit qu’il semble connaitre, Alpha Condé s’abrite derrière la CENI qui à ses yeux reste la seule institution habilitée à fixer une nouvelle date. Et pour révoquer son décret, il n’entend pas se dédire. Il voudrait que ce soit la commission électorale nationale indépendante qui se tourne vers la cour suprême pour rapporter les décrets convoquant le corps électoral pour le 30 juin et l’autre portant sur l’ouverture de la campagne électorale.

Le droit quand tu tiens un Professeur de DROIT !

 

 

Naby Camara

 

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