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Après le mois saint de ramadan, les politiciens guinéens si tout va bien entreront  officiellement  en campagne électorale pour conquérir chacun en  qui le concerne le cœur des  électeurs  pour espérer   la majorité à la future assemblée nationale.

 

 A la veille de ce grand rendez-vous qui mettra sans doute un terme  à la longue transition guinéenne, les alliances se forment et aujourd’hui, l’opposition guinéenne a montré son vrai visage aux guinéens.

 Ainsi, le candidat malheureux à la présidentielle de 2010 Mamadou Cellou Diallo a coopté deux « petits leaders politiques ». Il s’agit de  Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo surnommés  par certains citoyens comme des « généraux sans troupes » qui ne peuvent pas se présenter aux élections sous la bannière de leur  propre parti politique faute de militant sur le terrain.

De son coté, les centristes  regroupés au sein du club des Républicains se réunissent  ce mardi pour une nouvelle alliance politique. Se démarquant du président de l’UFDG, Lansana Kouyaté, Ibrahima Kassory Fofana, Boubacar Barry, Jean Marie Doré et Moussa Solano ambitionnent  eux aussi de mettre sur pied une alliance à vocation centriste. Objectif, avoir la majorité à la future assemblée nationale.

Pour sa part, le président de l’UFR, union des forces républicaines, Sidya Touré est esseulé après son alliance avec Mamadou Cellou Diallo au second tour de la présidentielle de 2010. L’enfant de  Kolon dans la préfecture de Boffa a été complètement lâché par la basse Guinée, son vivier électoral. En désespoir de cause certainement, il a quand même présenté des candidats à l’uninominale et à la proportionnelle pour éviter que ses adversaires ne l’enterre vivant.

Par ailleurs, le RPG arc-en-ciel, parti au pouvoir n’a pas encore dit son dernier. Le parti du président Alpha Condé compte sur l’administration, les  hauts cadres de l’administration, les moyens de l’Etat pour barrer la route aux velléités de l’opposition qui compte mettre la gouvernance Alpha Condé au chaos et prendre les reines de l’assemblée nationale.

De source généralement bien informée, le président Alpha Condé n’a pas du tout dit son dernier mot. Les hauts cadres du pays selon nos sources se mobiliseront dès après la fête de Ramadan dans le pays profond pour battre campagne.

Selon la même source, les consignes du pouvoir sont claires. A défaut d’avoir la majorité partout dans les 33 préfectures, chaque cadre de l’administration doit s’employer dans sa préfecture pour engranger au moins quelques voix pour éviter un raz de marée de l’opposition  aux législatives du 24 septembre, notamment en basse Guinée, en moyenne Guinée et en Guinée forestière où le président Condé ne fait pas bonne presse.

Au finish selon nos sources, le pouvoir mise sur la division de l’opposition pour avoir une place au soleil à la future assemblée nationale.

Déjà, la révision complémentaire des listes électorales réclamée par le président de l’UFDG sera difficilement tenue puisque les partis centristes ne sont pas de cet avis.

Sur le terrain, la bataille a déjà commencé. Les accusations et autres répliques entre pouvoir et opposition se multiplient.

Si l’opposition radicale s’accroche à la pénurie d’électricité qui frappe la capitale guinéenne pour discréditer le régime, le président Alpha Condé a sa part de vérité dans cette histoire. Ainsi le week-end écoulé,  il a accusé l’opposition radicale en ces termes « ils profitent du problème d’électricité pour donner de l’argent aux enfants pour sortir manifester dans la rue. Quels sont ceux qui sont entrain de nous combattre ? Quels sont ceux qui donnent de l’argent aux enfants pour qu’ils sortent dans les rues ? Vous les connaissez ? D’où vient cet argent ?».

En campagne électorale avant la lettre, Alpha Condé devant   l’association des pêcheurs et mareyeuses de Conakry a énuméré ses acquis obtenus en si peu de temps que les autres gouvernements n’ont pas  obtenu «  L’affaire de courant est un acte de sabotage. Aucun gouvernement guinéen n’a dépensé dans le secteur de l’énergie comme mon gouvernement. Disons nous la vérité, il y avait des bus ici, six mois après ils se sont tous arrêtés. Il n’y a pas de route,  pourquoi ? Qu’ils vous expliquent  comment cela s’est passé puisqu’ils oublient que ce sont  eux qui conduisaient la Guinée à l’époque ».

Mamadou Cellou Diallo a profité aussi de la réunion hebdomadaire de son parti pour qualifier d’échec la politique de son adversaire. Pour lui, ce sont des personnes  qui habitent  dans les quartiers réputés être proche du pouvoir qui manifestent pour réclamer  le retour de l’électricité dans les foyers. « C’est une manière pour eux de dire qu’ils ont compris que la solution  n’est pas avec le président Alpha Condé mais plutôt avec  nous et qu’ils se sont trompés lors du choix à la présidentielle de 2010 ».

L’ancien Ministre et Premier Ministre du feu président général Lansana Conté répondait ainsi aux accusations du président Alpha Condé sur les violences enregistrées presque quotidiennement sur l’axe Hamdallaye-bambeto-Cosa  qui est son fief.

Une façon pour lui de démontrer que ce ne sont pas ses partisans seulement qui manifestent mais aussi ceux du camp adverse.

Ça ne fait que commencer.

 

Almamy Kalla CONTE

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