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Législatives du 24 septembre : l’eau, l’électricité, les routes, l’impunité, les crimes économiques constituent les ennemis du président Alpha Condé

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Le président Alpha Condé incarnait aux yeux de nombreux guinéens comme l’homme de la situation qui allait changer la donne en Guinée, notamment en ce qui concerne la fin de l’impunité et la fourniture des services sociaux de base aux citoyens.

 

Mais près de trois ans de gouvernance, le chemin est encore long pour l’opposant historique  qui n’arrive  toujours pas a voir le bout du tunnel.

La division des guinéens, la pauvreté, la fermeture des entreprises et sociétés de la place, le mécontentement généralisé des citoyens, ne sont pas de nature pour que les citoyens  lui fassent confiance lors des prochaines élections législatives.

A cela s’ajoute l’obscurité totale dans la capitale guinéenne. « J’ai investi dans le secteur de l’électricité plus que tout autre secteur », aimait dire Alpha Condé. Mais trois mois après le limogeage de Abdoulaye Kéita à la tête de la guinéenne d’électricité, aucun compte n’a été demandé à ce dernier sur sa gestion de l’argent allouée au secteur. Et dans la même lancée, il faut dire que la lutte contre l’impunité reste le cadet des soucis du président guinéen.

Nous prenons le Ministère de l’enseignement pré universitaire et de l’éducation civique pour illustrer nos propos. C’est un exemple parmi tant d’autres.

La facture pour la gestion des examens nationaux  qui oscillait entre 20 et 25 milliards de GNF selon le Ministre de l’économie et des Finances en 2011 et 2012, est passé allègrement à 40 milliards de GNF  en 2013. Et malgré la vigilance du Ministre de l’économie et des Finances Kerfalla Yansané pour déjouer le coup et le rapport qu’il a dressé au président Alpha Condé pour illustrer les gaffes du pharmacien, le Ministre Ibrahima Kourouma est toujours en place.

Mieux, le Ministère de l’enseignement pré universitaire et de l’éducation civique piloté par le même Ibrahima Kourouma a installé un cadre au sein de son département pour retirer de l’argent aux étudiants désireux de poursuivre leurs études à l’étranger.  Débordé par  le nombre pléthorique des demandeurs, Ibrahima Kourouma n’a pu honorer ses engagements auprès des étudiants qui ont saigné pour trouver des dizaines de millions afin de partir sous des cieux plus cléments.

 L’affaire a été portée devant la justice par les étudiants escroqués. Le département a été condamné par le Tribunal de Première Instance de kaloum à payer la somme de 1 milliard 775 millions de GNF aux étudiants.

A propos de cette affaire, des remboursements sont actuellement en cours auprès des étudiants  par le Ministre Ibrahima  Kourouma qui n’est nullement inquiété par Alpha Condé. Sous d’autres cieux, le Ministre Ibrahima Kourouma allait démissionner suite à la condamnation de son département pour escroquerie. Mais puisque  le mot démission a été banni du langage guinéen par le président du PEDN, parti de l’espoir pour le développement national, Lansana Kouyaté quand il était Premier Ministre, Ibrahima Kourouma n’est pas obligé. Il  ne doit se faire aucun souci. Il peut continuer à  gérer les affaires du département en toute impunité.

Autrefois, pour ainsi dire au temps du régime du feu président Général  Lansana Conté, en saison pluvieuse, les guinéens aussi bien de la capitale que dans les préfectures environnantes de la capitale avaient le courant électrique presque en abondance. La pluie ayant remplie les barrages hydroélectriques.

 Mais au temps du président Alpha Condé malgré les pluies diluviennes qui tombent sur le pays, les citoyens de la capitale sont toujours dans le noir. Ils sont sevrés du précieux sésame. Et le chargé de la Communication de l’EDG, un certain Laye Kouyaté n’a pas trouvé mieux à dire que de proclamer solennellement qu’il y a pas de courant parce qu’il n y a pas d’eau dans les barrages faute de pluie. Soit.

Par ailleurs, l’état des routes guinéennes donne à réfléchir. Au temps toujours du feu président Général  Lansana Conté, les nids de poule étaient remplis en saison des pluies pour éviter des embouteillages monstres, des accidents de routes et des véhicules endommagés. Mais au temps du président Alpha Condé, les routes guinéennes se trouvent en piteux état. L’Etat n’a rien fait pour atténuer la souffrance des usagers de la route.

Pour vous en convaincre, emprunter la route Matoto-km36, vous m’en direz des nouvelles. Par contre, je vous déconseille quand même d’emprunter la corniche et la route de Madina au risque de laisser votre peau ou celle de votre voiture, c’est selon.

Aux dernières nouvelles, les caisses de l’Etat sont aussi vides et à sec. Difficilement, les fonctionnaires sont payés par le Ministre des Finances, Kerfalla Yansané par manque de recettes.

En effet, les recettes ont fortement baissé. Au Port autonome de Conakry, un travailleur confie à Guineelive que les activités ont fortement baissé à cause de l’arrêt des activités des sociétés minières, des entreprises et autres sociétés. Il en est de même à l’aéroport international de Conakry où les passagers ne se bousculent plus, comme c’était le cas il y a des mois.

Pour ne rien arranger, Alpha Condé en néophyte dans la gestion de l’Etat et en Economie a interdit le paiement des impôts par les citoyens  qu’il qualifie « d’impôt de capitation».

Excusez du peu, la liste des ratés de la gouvernance Alpha Condé est longue.

Pour tout dire, Alpha Condé a transformé le paradis Guinée en enfer Guinée. Pauvre de nous.

 

Mohamed Soumah

 

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