Partager

La Guinée vient de loin, voir très loin cela après plusieurs années d’affairisme à outrance, de clientélisme, de gabegie dont les conséquences ont été désastreuses non seulement pour la population guinéenne mais aussi pour le trésor public qui n’arrivait plus à supporter le poids des salaires des travailleurs d’où la pratique de la planche à billets en excès. 

 

 L’histoire est têtue mais les marchands d’illusion se complaisent dans leurs idylles machiavéliques de mauvais citoyens l’ignorent. Tous les Gouvernements ont eu leurs lots de responsabilité. Bien que les conséquences n’ayant pas été les mêmes chez tout le monde. Les périodes les plus difficiles furent la 2ème République et les deux phases de la transition militaro-civile où l’affairisme à atteint son paroxysme. Des cadres guinéens ont pillé, saccagé, bradé tous les secteurs notamment le patrimoine minier guinéen. Il aura fallu attendre l’avènement de la troisième république après la première élection transparente et crédible qui a donné la victoire à ‘’l’opposant historique’’, le Pr Alpha Condé.

 

En effet, dès son arrivée à la tête du pays (parce que l’Etat n’existait pas), il a fait face avec courage, abnégation et conviction à tous les grands défis auxquels il avait obligation en tant qu’élu du peuple, de les relever. Si tous les secteurs étaient malades, celui des mines était miné par un cancer presqu’en phase terminale, pouvaient dire les spécialistes. Car, le pays ne tirait rien de ses immenses potentialités. Tout était partagé entre les sociétés étrangères multinationales et les cadres apatrides guinéens qui se disent sans doute  ‘’ des gens bien nés’’.

 

Comme il faut le dire, démanteler la mafia qui habite le secteur minier guinéen ne fut pas chose aisée. Ce fut le combat entre le Géant Goliath et le petit David (Goliath la mafia et David Pr Alpha Condé). Le premier qui a un vaste réseau de journalistes et d’hommes d’affaires corrompus ; le second la force de la vérité et sa soif de sortir la Guinée du sous-développement devenu endémique à cause de ces bandits à col blanc, ces apatrides, ces irrationnels ou plutôt ces forcenés de gains personnels.

 

Durant ces deux ans et demi, tout a été dit, tout a été fait  pour détourner voir dérouter le Pr Alpha Condé parce que les enjeux sont de taille. Mais rien à faire, il a tenu bon. La révision des contrats miniers devait se faire et se fit. Des sociétés minières acolytes commencent à plier bagages en disant qu’elles sont chassées ou le nouveau code minier n’est pas attractif. En le faisant, elles voulaient sans doute exercer une certaine pression sur le chef de l’Etat pour qu’il revienne sur l’ancien ou amener les populations à la révolte. Mais c’était sans compter  sur la détermination du Président de la République à aller  jusqu’au bout.

 

Dernièrement après que les politiques (regroupés dans l’opposition radicale) dont certains trempés jusqu’aux os dans des affaires de corruption dans le secteur aient essayés de faire des commentaires désobligeants du nouveau code minier que la presse internationale s’est mêlée de l’affaire. Elle a voulu s’enquérir des conditions d’obtention de conventions minières en Guinée. Heureusement cette fois pour la Guinée, ces médias sont connus de tous pour leur intransigeance, leur professionnalisme et leur éthique. Ces journaux sont américains, français et britanniques qui ont suivi à la trace les conditions d’obtention des permis et des conventions miniers. L’un des plus grands scandales a été l’obtention des Blocs 1 et 2 de Simandou par la société BSGR de Beny Steinmetz.

Une enquête menée il y a peu par le journal français ‘’La Revue’’ sur l’acquisition des blocs 1 et 2 de Simandou par  BSGR est parue le mois de septembre dernier.

Dans ce journal, en octobre 2012, Nava Touré, président du comité de revue des contrats miniers fait parvenir aux représentants de VGB (compagnie d’exploitation Vale-BSGR), une lettre dans laquelle il détaille 25 “irrégularités“ possibles dans l’acquisition des blocs 1 et 2 de Simandou.

Cette situation quasi-tragique pour la Guinée et les Guinéens, dans sa parution du numéro 35, selon ce journal, Beny Steinmetz qui n’a pas apprécié la façon dont le Pr Alpha Condé a récupéré toutes les concessions minières bradées durant les différents régimes qui se sont succédé à Conakry, a loué les services d’une société de relations publiques de Palm Beach en Floride, FTI Consulting. Cette société qui a pendant longtemps alimenté des articles et des enquêtes très critiques dans la presse américaine et britannique contre la gouvernance d’Alpha Condé est aujourd’hui mécontente.

Selon La Revue, cette société aurait même encouragé à soutenir les principaux opposants au régime du Pr Alpha Condé comme Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. « Le milliardaire israélien, Steinmetz financerait certains opposants guinéens en vue de renverser le régime du président Alpha Condé. » a-t-elle dit.

On se rappelle encore de la tentative d’assassinat du Pr Alpha Condé dans son domicile privé de Kipé suivi de commentaires avec l’eternel complot puisque les assaillants ont été maitrisés mis sous les verrous aujourd’hui condamnés après un procès digne d’un pays dirigé par un démocratique. Sous d’autres cieux, ils seraient déjà tous décapités. Mais le Pr Alpha Condé a préféré les faire juger par un tribunal de droit commun alors que le forfait méritait un tribunal spécial car, c’est le pays qui était visé.

Pour la petite histoire, dans ses manœuvres, Beny Steinmetz a utilisé, comme toujours, des guinéens apatrides pour voler la Guinée. Cette fois, c’est le ministre guinéen des mines de l’époque, qui n’aimait pas Rio Tinto, soupçonné de geler le gisement de Simandou pour le protéger de la concurrence. En juillet 2008, les blocs 1 et 2 lui sont retirés. En décembre 2008, BSGR se voit attribuer ces deux blocs grâce à une convention signée quelques années plutôt qui lui accorde toute concession ou ristourne d’une société minière. En réalité, la part qui revient à l’Etat Guinée.

Selon le réquisitoire dressé par le comité technique piloté par Monsieur Nava Touré, Mahmoud Thiam aurait été non seulement un salarié de BSGR mais aussi un distributeur de liquidités pour le compte du groupe auprès des membres de la junte militaire au pouvoir lors de la première transition dirigée par Capitaine Moussa Dadis Camara. Selon le journal, Mahmoud Thiam va devenir ‘‘homme de Beny Steinmetz’’ à Conakry et est aussitôt nommé ministre des Mines et de la Géologie.

Il aura fallu attendre l’arrivée le 21 décembre 2010 de Alpha Condé, un homme politique et panafricaniste convaincu qui a toujours dénoncé la gestion de ses prédécesseurs, qu’il qualifie de “calamiteuse“ pour mettre en déroute les prédateurs et sauver la Guinée.

En effet, une fois au pouvoir, parmi ses préoccupations, mettre un terme à l’exploitation frauduleuse et fantaisiste des mines guinéennes était au premier plan. C’est pourquoi, très tôt, il a affiché sa volonté de revisiter le Code Minier et a exigé l’évaluation de la moralité des contrats signés. Car, après des décennies d’exploitation de nos mines, la Guinée ne bénéficie presque rien de ses retombées. Tout l’argent est reparti entre les multinationales et les Guinéens apatrides dont les progénitures vivent à l’étranger comme des pachas ou mènent une vie de princes et de princesses alors que les populations dans sa majorité vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Le Pr Alpha Condé, après l’enquête menée par le comité piloté par Nava Touré, n’a pas manqué de dire aux hommes du richissime Georges Soros et l’avocat de Scott Horton DLA, « Je n’ai rien contre vous, mais je dois défendre les intérêts de la Guinée.»

D’ailleurs, le Pr Alpha Condé, dans sa générosité avait reçu l’homme d’affaires Beny Steinmetz, P-DG de BSGR au sortir de cet entretien ce dernier aurait indiqué « Ce président n’est pas intéressé par l’argent, ça va être compliqué » rapporte ‘’La Revue“.

Aujourd’hui, les sociétés minières dont on a annoncé le départ reviennent avec force. Une société chinoise vient d’ailleurs de signer une convention de plusieurs milliards UDS avec le Gouvernement pour l’acquisition de la mine guinéenne. Tout cela augure un avenir radieux pour la Guinée et les Guinéens. 

Comme pour dire que le règne du mensonge ne peut être que court, la vérité triomphera toujours et pendant longtemps. Les marchands d’illusions perdues et d’autres apatrides, la Guinée ne sera plus comme avant, le Pr Alpha Condé a ouvert les yeux de la majorité des Guinéens.

 

Il faut reconnaître que le Pr Alpha Condé a été l’unique chef d’Etat guinéen à pouvoir récupérer jusqu’à 700 millions UDS dans les mains d’une multinationale pour avoir côté nos minerais en bourse avant même son exploitation. Une prouesse que monde a vivement salué.

 

Chers apatrides, le changement peut se faire sans vous. Allez donc voir ailleurs !

Groupe d’Appui au Changement (G.A.C)

 

Partager