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‘’Tous unis contre l’impunité et pour la justice en Guinée’’, l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme(OGDH) et la Fédération internationale de la ligue des droits de l’homme(FIDH), étaient devant les hommes de medias ce mardi  à la maison de la presse pour parler de l’entente dans le procès de la répression  des événements de Janvier-Février 2007.

Prenant la parole pour son discours de circonstance, le président l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme(OGDH), Thierno Maadjou Sow, a dit que les événements de janvier – Février 2007 découlent de la mauvaise gouvernance des dirigeants du pays à l’époque. Ce qui a occasionné un mouvement de soulèvement des populations qui fut réprimé par les autorités d’alors. « Depuis l’indépendance à nos jours,  l’impunité est resté un défi majeur que doit relever la guinée. Il faudrait que tous les forces vives du pays s’unissent pour combattre  ce fléau » a dit Thierno Maadjou Sow.

Poursuivant son intervention,  le président de ODGH dira : «  aujourd’hui la guinée tourne une page de son histoire avec la mise en place d’une assemblée nationale qui marque la fin tant attendue de la transition politique.  Plus que jamais, l’Etat guinéen doit faire face à son passé, aussi douloureux soit-il, et répondre à l’attente de justice de ses citoyens .c’est la condition sine qua non pour l’instauration d’un véritable Etat de droit ou l’impunité et la violence politique n’auront plus leur place » a déclaré  Thierno Sow

De son coté Hamidou Barry l’un des Avocats du collectif des avocats des victimes de Janvier-Février 2007 a exprimé que 50 victimes de ces événements ont porté plainte contre x devant le tribunal de première instance de Dixinn. Cette plainte a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire  et deux juges d’instruction sont désormais en charge d’instruire cette affaire d’envergure nationale.

Pour lui, il y a un manque de volonté politique pour rendre justice dans cette affaire. « cette affaire comparativement à l’attaque du domicile du président de la République, je peut  dire qu’ il y a un manque de volonté politique pour juger »

Pour conclure, il n’a pas manquer de dire que le collectif des Avocats des victimes de cette affaire se battraient pour que justice soit rendue dans cette affaire en Guinée ou a  défaut hors du  pays. « Nous souhaiterons que justice juste se fasse en Guinée, car beaucoup de victimes et d’accusés y vivent ».

L’OGDH et l’FIDH ont exhorté le nouveau gouvernement guinéen a faire de la justice l’une de ses priorités, pour ne pas laisser impunis les graves crimes commis depuis 2007 et notamment ceux du 28 septembre 2009, de Zogota en 2012, de N’Zérékoré en 2013 ou plus largement , les violations des droits de l’homme commises au cours des différentes manifestations politiques organisées dans le cadre des processus électoraux de 2010 et 2013.

Daouda Yansané

 

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