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Il était bon, très bon. El hadj Siaka Kouyaté qui nous a quittés lundi  27 janvier  2014 puisqu’il s’agit de lui était aussi courageux et la nation guinéenne lui a rendu ce mercredi  ce mérite avec un vibrant hommage à la hauteur des services rendus à la nation.

Au  journal Hoyoya et à  l’AGP, agence guinéenne de presse  où il  a fait ses premiers pas dans le métier de journalisme, Siaka Kouyaté était qualifié par les responsables de « téméraire » parce que simplement, il avait la fierté de servir la patrie. Et il le faisait sans passion et touchait aux sujets les plus sensibles.
Ils étaient tous présents ce mercredi matin au palais du peuple pour lui rendre un dernier hommage. La presse nationale,  les associations de presse, le Ministère de la Communication,  le Conseil national de la Communication, l’ancien  CNT, conseil national de transition où il était membre et s’est fait remarqué  à travers ces analyses pertinentes. Ce n’’est pas tout car il y avait aussi l’assemblée nationale avec son premier vice président et certains députés, la société civile qu’il a aidé à s’installer durablement en Guinée, parents  amis et connaissances, excusez du peu la liste.
A propos de Siaka Kouyaté, il faut dire qu’au début du multipartisme en Guinée en 1990 et dans la tourmente du régime militaire d’alors avec l’opposant charismatique de l’époque un certain Alpha Condé, Siaka avait pris un gros risque. Il a eu le courage de  rencontrer et de convaincre l’autorité militaire d’alors de la nécessité  de libéraliser la création de journaux et d’entreprises de presse privés en Guinée.
 M.Kouyaté avait très tôt compris que la presse est un élément essentiel pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Il était intelligent et génial ce Siaka Kouyaté. Dans son combat acharné pour l’avènement d’une vraie démocratie dans son pays,  Siaka n’avait même pas attendu la promulgation de la loi sur la liberté de la presse  en Guinée le 23 décembre 1991 pour créer le journal « Citoyen » avec le slogan « celui qui ne pense pas comme nous, nous enrichie ».  La sortie de ce journal dactylographié sur papier rame par manque d’une imprimerie digne de nom à l’époque en Guinée n’a pas été du goût des militaires qui étaient aux affaires à l’époque. Siaka Kouyaté était considéré tout simplement comme celui qui empêchait de tourner en rond. Mais puisqu’il  a eu le courage de défricher le  chemin, d’autres ont emboité le pas. C’est le cas de Diallo Souleymane qui a crée le groupe de presse Le Lynx, La Lance, Aboubacar Sylla, actuel député de l’UFDG qui a crée le groupe L’Indépendant-Démocrate, pour ne citer que ceux-là.
Dans la société civile, dans l’administration, sociétés et entreprises, Siaka Kouyaté  qui écrivais bien, très bien  même  avec des ses analyses pertinentes  était partout et a touché presque à tout comme correcteur ou rédacteur, c’est selon les circonstances.
Récemment, il s’est fait remarqué au CNT, conseil national de transition avec ses analyses pertinentes.
Approché en 2008 après le lancement de votre quotidien en ligne Guineelive pour sa contribution, Siaka Kouyaté nous  avait dit ceci « mon frère, tu as désormais choisi d’évoluer dans la presse en ligne, c’est bien. Mais retenez toujours que la presse en ligne est synonyme d’instantanéité, il faut toujours être premiers sur l’actualité, sur les événements ». Avant d’ajouter « vous avez choisi un bon nom Guineelive, vous devez  donc être en direct sur les événements », fin de citation.
Après cet hommage de la nation au palais du peuple, sa dépouille mortelle a été transportée au Km36 où il reposera désormais dans le cimetière du quartier non loin de sa résidence privée.
Natif de Kindia où il est né le 12 juin 1958 où résidait également  sa grande famille, Siaka Kouyaté, originaire de Faranah  laisse derrière lui une veuve et 11 enfants.
Repose en paix mon bien aimé et cher frère.

Almamy Kalla CONTE

Fondateur de Guineelive

 

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