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Le recensement biométrique des fonctionnaires a démarré au   Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration il y a trois semaines maintenant avec le remplissage des fiches carbonisées.

A  propos, il faut dire que l’opération prendra beaucoup plus de temps que prévu et si l’on ne prend pas garde, l’on risque de passer à coté des objectifs que s’est assigné le gouvernement.
Par manque d’information, les fonctionnaires ne savent même pas ce qu’il faut faire pour remplir les fiche carbonisées au nombre de trois qui sont superposées.  Nombreux sont des fonctionnaires qui détache ces fiches avant de commencer à remplir.
Les DRH, directeurs  ou directrices des ressources humaines, c’est selon  n’ont distribué que des fiches carbonisées conformément aux orientations de leur ministre sans donner la moindre explication ou information aux fonctionnaires. Conséquence, nombreux sont des fonctionnaires qui en font comme ils peuvent. Des informations incohérentes en passant par de fausses informations et des ratures, tout y passe. Ce, sans compter des fonctionnaires fictifs, des fonctionnaires décédés qui continuent de prendre leur salaire et ceux qui sont à l’étranger mais qui émargent toujours en Guinée. A Cela, s’ajoute les DRH, directeurs des ressources humaines qui ne veulent pas du tout coopérer pour la réussite de l’opération au risque de mettre « leurs affaires à l’eau » puisque  ce sont eux qui connaissent qui est réellement fonctionnaires et qui ne l’est pas dans ce pays.
A ce jour selon nos informations, les préfectures de Boffa et de Pita seulement ont déposé leur fiche au niveau de la commission de centralisation     Avec ces premières fiches, des problèmes ne manquent pas puisque certaines fiches sont illisibles et pleines de fautes et de rature.
Apparemment, Sékou Kourouma, ancien Haut-commissaire à la Réforme de l’Etat et à la Modernisation de l’Administration n’a rien compris. Pas question  pour lui de communiquer sur l’opération et il ne pouvait pas faire autrement ou tout au moins contre l’avis de son président.
Un homme qui avait la tête sur les épaules disait qu’il faut mieux faire une mauvaise communication que de ne pas du tout communiquer. Mais le président guinéen,  Alpha  Condé  n’est pas de cet avis. Arrivée à la tête de la Guinée le 21 décembre 2010, Alpha Condé dans toutes les occasions dit à qui veut l’entendre  « il  n y a pas de journaliste en Guinée ». Et pour combler le vide, Alpha Condé s’entoure toujours de la presse étrangère pour parler de la Guinée aux guinéens. Plus de trois ans après son arrivée aux affaires, pas de moindre conférence de presse encore moins une rencontre même informelle avec les hommes de medias.
Et à partir du moment où le président de tous les guinéens raisonne ainsi, il ne faudrait pas s’attendre à de miracles avec  ses ministres en matière  de communication.
Sinon, le ministre Sékou Kourouma allait prendre des dispositions et mettre les medias à contribution pour que les fonctionnaires guinéens qui sont officiellement un peu plus  de 106 000 personnes selon nos sources soient informés avant qu’ils ne remplissent les fiches.
En attendant, c’est la sainte pagaille organisée par Sékou Kourouma.

Ousmane Cissé

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