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Depuis trois mois, les étudiants guinéens dans les  universités et institutions d’enseignement supérieures du pays ne reçoivent plus de bourses d’entretiens que l’Etat leur payait à la fin de chaque mois.

De l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry en passant par l’université de Sonfonia ou encore le centre universitaire de Foulayah pour ne citer que ces universités et institution, c’est le malaise généralisé. Pourtant, nombreux sont ces étudiants qui ne comptent que sur ces bourses pour vivre. La plus part n’ayant pas des parents sur place. Ainsi, les enfants nés en Basse Guinée suivent des cours en moyenne Guinée, haute Guinée et en  Guinée forestière et vise versa.
A propos de cette situation, des sources au Ministère de l’enseignement  supérieur  et de la recherche scientifique indiquent que depuis le mois de décembre, le président Alpha Condé aurait  gelé tous les financements au niveau des départements ministériels. A en croire nos sources, même les dépenses de fonctionnement des départements ministériels sont difficilement payés par le trésor public. Il en est de même pour le budget de fonctionnement ou les dépenses courantes des ministères. C’est ce qui expliquerait cette situation, a appris Guineelive de source proche du département de l’enseignement supérieur.
Pour l’heure, il est difficile de donner raison à ceux qui disent que les caisses de l’Etat sont à secs ou encore  de dire que l’Etat avec ses 34 Ministres  est en cessation de paiement.
La seule certitude, c’est que l’Etat tourne actuellement au ralenti. Les ministères et autres services centraux et déconcentrés ne fonctionnent presque pas, les sociétés minières ou pas ou encore les entreprises sont toutes fermées par le président Alpha Condé.
Les recettes de la douane, du port autonome de Conakry et de l’aéroport ont fortement chutées.
Bref, tous les ingrédients sont réunis pour une banque route de la banque centrale de Guinée, affirment certains économistes

Almamy Kalla CONTE

 

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