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Querelles à l’UFDG, NFD, UFR et au PEDN : Et si le pouvoir se frottait les mains ?

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Le RPG-arc-en-ciel et ses alliés ont décidé de se lancer dans la bataille, en allant convaincre les ‘’indécis’’, en prélude aux élections communales et communautaires, ainsi que de la présidentielle de 2015.

Une campagne avant la lettre qui sonne comme une stratégie destinée à confisquer le pouvoir, car au même moment, le président de la république aurait instruit des commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de la conduite à tenir face au projet d’enrôlement d’un nouvel opérateur technique, comme souhaité par l’opposition. L’on se rappelle en plus qu’au début de son mandat, Alpha Condé avait dit que dans sous peu de temps, on ne parlerait plus d’opposition. Les querelles qui minent les principaux partis opposés à son régime semblent confirmer ses prédilections. Attendons de voir d’ici les présidentielles de 2015.
La mouvance présidentielle se retrouve de nouveau sous le feu des critiques, à mesure que des joutes électorales se profilent à l’horizon. Ces critiques visent en premier le chef de l’État Alpha Condé qui aurait reçu un groupe de commissaires le 16 avril dernier en catimini, à qui il aurait instruit de la posture à adopter dans le projet de recrutement d’un nouvel opérateur technique.  Opérateur qui devrait en principe remplacer Waymark, en prélude à la présidentielle de 2015. Cette rencontre qui se serait tenue loin des micros et cameras, loin des regards indiscrets, a été portée à la place publique par un site de la place. L’alerte a permis aux commissaires tenus à l’écart de ce conciliabule, de donner de la voix, à travers une missive adressée au président de la CENI, dans laquelle ils protestent contre cette démarche qui s’avère être en porta-faux avec toute éthique.
Ces commissaires issus de l’opposition dénoncent ‘’ une entorse à la cohésion et à la confiance qui constituent les fondamentaux d’une institution comme la CENI, qui se veut crédible et responsable.’’ Invitant au passage le président de l’institution  Bakary Fofana à « faire revisiter et appliquer dans toute sa rigueur le serment prêté par les commissaires, au risque de créer et d’entretenir des frictions et autres prises de positions qui rendraient ingérable la CENI.’’
C’est comme si l’atelier d’évaluation et de capitalisation qui avait regroupé tous les commissaires de la CENI à Kindia, il ya environ deux mois, n’avait servi à rien. Face à cette révélation, aucune réaction n’a été enregistrée de la part de l’institution, dont le porte-parole Yéro Condé s’est muré dans le silence. Le plus grave dans cette ‘’immixtion de l’exécutif’’ dans les affaires de la CENI, est le fait que chacun des commissaires ayant pris part à la rencontre de Sékouthouréa ait reçu 50 millions de francs guinéens. De quoi conforter la position de ceux qui ont toujours douté de l’indépendance de cette CENI. Considérée comme un instrument à la solde du pouvoir. A cette allure, les nouvelles autorités comptent en abuser à fond, si jamais, leurs velléités ne sont pas freinées.
Le pouvoir entend en effet surfer sur deux registres  pour tenir la dragée haute à l’opposition dans la perspective des élections à venir, notamment les communautaires et la présidentielle. Il s’agit primo de tout mettre en œuvre pour garder la CENI sous sa coupe. Et secundo, de multiplier les campagnes de propagande dans la cité, à travers divers mouvements de soutien au professeur Alpha Condé, comme le CRAC (Collectif pour la réélection d’Alpha Condé). Un mouvement mis en place par Malick Sankon et Kerfalla person Camara dit KPC, respectivement directeur général de la CNSS et PDG de Guico-pres.  Malick Sankon qui tient coûte que coûte à ravir la vedette aux autres membres du clan présidentiel, dans le but d’être le prochain directeur de campagne du président en 2015, ne lésine pas sur les moyens. C’est ainsi qu’il a annoncé le lancement d’une caravane du CRAC, à partir de cette semaine, avec pour objectif de convaincre les électeurs indécis.
Pour cela, la mouvance  compte doter ses sections à la base,  de moyens matériels pour conduire cette propagande. Et pire, comme dans un système trotskiste, des inspecteurs politiques seront chargés de rendre compte du fonctionnement des structures à la base. Certains observateurs craignent que le RPG-arc-en-ciel ne s’inscrive sur cette voie propre au régime autoritaire, où ‘’la culture du parti unique, le recours à la violence et la propagande, constituent les traits communs.
A écouter le discours  des cadres de la mouvance présidentielle, depuis un certain temps, on a l’impression que dans les officines politiques proches de l’arc-en-ciel, la stratégie qui se trame, porterait sur la réélection du président Condé en 2015. En outre, les querelles qui éclatent chaque jour que le bon Dieu fait dans les formations de l’opposition donne de l’avantage au RPG arc-en-ciel. A l’UFDG, le fondateur du parti suspendu, promet que beaucoup de choses se passeront avant la tenue du congrès théoriquement prévu au mois d’août prochain. Aux NFD, après le départ de certains membres tel que le conseiller juridique, Mouctar diallo s’active à placer ses hommes dans ses rayons. A l’UFR, l’on se débarrasse de l’unique représentant à la CENI à la personne de Telly Touré. Et au PEDN, Traoré a préféré suivre les traces de son épouse Djalikatou.
 
 
Aly Badara Condé

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