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Procès de deux anciens Ministres : la défense accuse Me Goureissy Sow !

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Comme annoncé par votre quotidien en ligne Guineelive dans nos précédentes editions, deux anciens Ministres sont actuellement en procès au Tribunal de première instance de Kaloum dans l’affaire du projet coton. Un montant sur  16 milliards de GNF est au centre de l’affaire depuis 2007

Les deux anciens commis de l’Etat sont accusés de détournement de deniers publics dans cette affaire. En principe ce 29 avril, ce sont les réquisitions et plaidoiries qui étaient prévues puisque il n y avait pas eu de constitution de partie civile. Mais contre toute attente, l’agent judiciaire de l’Etat, Me Gouressy Sow s’est constitué partie civile dans cette affaire. Il a pour les besoins de la cause, constitué un avocat pour défendre les intérêts de l’Etat.
A propos, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kaloum a souligné qu’il est étonné que ce soit maintenant que l’agent judiciaire de l’Etat se constitue partie civile dans ce procès alors qu’il a été informé depuis le début du procès par ses services. Ce qui n’a pas été du goût des avocats de la défense
 
Les avocats de la défense ont saisi la balle au rebond pour souligner que la demande porte atteinte aux droits de la défense. Il accuse à propos Me Goureissy Sow de ne pas s’intéressé à l’évolution des dossiers judiciaires. La demande est fantaisiste, affirme un autre  avant d’ajouter que l’agent judiciaire de l’Etat Me Goureissy Sow de se servir de la puissance de l’Etat pour transgresser la loi.
L’avocat constitué par l’agent judiciaire de l’Etat est revenu à la charge pour souligner la nécessité de tirer cette affaire au claire « c’est avant tout l’Etat qui a été abusé et victime de  ce détournement de deniers publics C’est tout à fait normal que l’Etat soit partie civile dans le procès », s’est-il défendu.
Le président du Tribunal de première instance de Kaloum a pour clore le débat estimé que ce qui anime son institution, c’est bien la tenue d’un procès juste et équitable. Se fondant sur ce principe sacrosaint de la justice, le juge a donné raison à l’agent judiciaire de l’Etat.
 Il a enfin ordonné la réouverture des débats pour le 6 mai prochain.
 
Guineelive

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