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A l’occasion de la fête internationale des travailleurs, le syndicat indépendant des forces ouvrières de Guinée (SIFOG) et le syndicat national indépendant des travailleurs du transport et de la mécanique générale de Guinée(SNITMG), ont organisé une session de formation et de partage d’expérience sur les conditions de travail des chauffeurs et autres mécaniciens.

La cérémonie placée sous la présidence du ministre du travail, de l’enseignement technique et de l’emploi s’est déroulée à Conakry.

La célébration de cette année a été une occasion pour les transporteurs, chauffeurs et mécaniciens de réfléchir sur   le secteur des transports qui se trouve  confronté à beaucoup de défis. En prenant la parole au nom de ses camarades, le secrétaire général du SIFOG fera remarquer qu’au cours de leurs travaux, il sera question  de la réorganisation du transport en général. « Dans ça il y a des compartiments qu’ils vont aborder. Du point de vu gare routière, tarif, sécuritaire et l’assurance des transporteurs et au point de vue de leur salaire. Parce que vous êtes au courant qu’en Guinée il y a un Smig. Le Smig  est fixé à 440.000GNF. Chez nous  il y a des chauffeurs qui sont payés à 100.000GNF. Vous comprendrez que les attentes pour ce conseil sont énormes et pressantes pour les populations de notre pays. Il est temps d’initier et de veiller à l’abandon des mauvaises pratiques dans le transport des personnes et des biens » A déclaré Idrissa Diawara. Pour sa part, le président de l’union nationale des transporteurs de Guinée a renchéri en soulignant que pour la bonne marche de leur profession et du pays, les autorités doivent  accepter  de mettre les lois en application. « Nous, nous voyons beaucoup de choses qu’on refuse de dénoncer. Les syndicats aussi doivent être des vrais syndicalistes pour qu’on puisse immatriculer l’ensemble des travailleurs du secteur des transports à la caisse nationale de la sécurité sociale » A martelé  El hadj Souleymanane Cissé. En ouvrant les travaux, le ministre du travail, de l’enseignement professionnel et de l’emploi dira à ses interlocuteurs que la position d’Alpha Condé sur le syndicalisme est claire: respect total de la liberté syndicale et pas d’immixtion des autorités politiques et administratives. Le porte-parole a rassuré les syndicalistes qu’il s’agit là d’une décision ferme du président. Et tout contrevenant aura affaire avec la loi, mais aussi  avec le gouvernement. Aux dires d’Albert Damantang Camara,  le gouvernement s’attend à des représentants syndicaux valables et crédibles,  qui vont continuer à être des forces de propositions. « Pour ce faire, il faut que nous allions à des élections sociales. Nous sommes entrain de définir les termes de ces élections. Aujourd’hui, la Guinée à besoin de tout sauf des remous sociaux, des remous politiques ou syndicalistes… jusqu’ici, nous avons eu à faire à un syndicalisme engagé, surtout responsable. Il faut que cela continue « , a-t-il souhaité.

 

Aly Badara Condé  

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