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Avec l’idée obstinée du pouvoir d’installer partout des délégations spéciales dans les préfectures avec des hommes sous la main du régime Alpha Condé, ça risque de tourner au vinaigre dans la plus part des localités du pays.

A Siguiri ce lundi, il n’était pas bien de parler  du RPG  encore moins du président Alpha Condé. Et pour lier l’utile à l’agréable, les citoyens de Siguiri visiblement remontés contre l’autorité de l’Etat ont  mis à sac  le siège du parti et plusieurs édifices publics et privés. En cause depuis le décès de l’ancien maire Nanamoudou Magassouba le 19 novembre 2013, Siguiri n’a toujours pas de maire malgré l’élection de  Dr Aboubacar Sidiki Traoré le 20 mai dernier par les conseillers communaux. Ce dernier est soupçonné de n’être pas un proche du président Alpha Condé. Raison pour la quelle, le Ministre Alhassane Condé a refusé qu’il ne soit installé.
Secondo, la jeunesse de Siguiri voit une main de l’autorité derrière l’Association des jeunes pour le développement et l’emploi jeune, dirigée par un certain  Lansiné Magassouba. A ce jour, le pouvoir finance selon nos informations cette association à coups de milliards de GNF  pour mobiliser les citoyens autour de la présidentielle de 2015 au détriment des autres associations de jeunesse.
En clair, à Siguiri, il y a deux tendances dont l’une est favorable au président Alpha Condé, l’autre proche de  l’opposition. Ce qui n’est pas du  goût du président Alpha Condé qui a vu son bastion glisser dans ses mains.
Plusieurs édifices publics et privés ont fait les frais de la colère des jeunes ce matin où le calme serait revenu après le déploiement des militaires de Kankan qui quadrillent la ville et protègent  la résidence des autorités locales, apprend t-on.
Pour rappel en janvier dernier, les ressortissants de Siguiri ont griffé une missive pour dénoncer la marginalisation des cadres de Siguiri dans la formation du gouvernement.
Ce qui n’avait pas non plus été le goût du président Alpha Condé qui voudrait avoir tout le monde avec son RPG et sa réélection.

Mohamed Soumah

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