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Après avoir soufflé le chaud et le froid pour enfin obtenir leurs diplômes respectifs et mérité la confiance que leur a placé l’Etat guinéen, les diplômés du Maroc ont créé il y a de cela plus de 15 ans une instance faîtière qui constituera dorénavant un centre de retrouvailles mais aussi et surtout un creuset d’expression de leurs préoccupations communes.

Il s’agit de l’AASEGUIM (Association des anciens stagiaires, élèves et étudiants guinéens du Maroc). Elle se fixe pour objectif le maintien ou tout au plus le renforcement des relations nouées entre ses membres au Maroc pour continuer de braver la main dans la main, les défis de l’avenir et participer plus ou moins au développement du pays, histoire de promouvoir le retour sur l’investissement.
Cette structure est aujourd’hui dirigée par Sampil Youssouf qui, il faut le préciser doit son arrivée là à la largesse et à la compréhension des anciens considérés comme leurs devanciers. Au-delà, l’association ne ménage aucun effort pour l’insertion socioprofessionnelle de ses diplômés. Les efforts de Sampil Youssouf, le Président de l’AASEGUIM sont d’ailleurs très loués dans ce sens, reconnaissent plusieurs membres de l’association Il dispatche tous les CV (curriculum vitae) qu’il reçoit à la quasi-totalité des entreprises de la place à des fins de recrutements des diplômés de l’association. Et c’est pourquoi sa boîte émail est d’ailleurs inondée de CV, même s’il n’est plus à démontrer que les anciens étudiants et stagiaires du Maroc font partie des instances de prise de décisions tant au niveau public que privé, car l’ancienneté des relations  entre la Guinée et le Maroc illustre parfaitement cet état de fait. Mieux, l’association projette nouer des partenariats avec des entreprises de la place qui sont dans un besoin permanent de recrutement pour leur proposer les compétences de ses membres.
L’AASEGUIM compte de nos jours plus de cinq mille (5000) membres, nonobstant cela, elle est forte de la conviction selon laquelle la liste pourrait s’allonger. C’est pourquoi elle organise le 20 juin prochain au Belvédère à partir de 18heures une rencontre dénommée : Journée de retrouvailles des anciens stagiaires, élèves et étudiants guinéens du Maroc.                 Le tout pour insuffler une nouvelle dynamique à la structure et renforcer le resserrement des rangs, car elle sera aussi une occasion de se découvrir et d’échanger des cartes de visite avec ceux qui travaillent déjà indique son Président. C’est pourquoi il appelle d’ailleurs à une très forte mobilisation ce jour et ce quelque soient la coloration religieuse et ethnique précise Sampil Youssouf.
L’on se souvient encore des contrats récemment passés entre les deux (2) pays lors d’une visite de 72 heures du roi Mohamed VI en Guinée. L’AASEGUIM dans son élan de contribuer au développement de son pays ne veut pas se faire compter la réalisation de ces importants contrats surtout avec des relations et expériences qu’elle a avec des entreprises privées marocaines.
Autre problème que l’AASEGUIM pourrait aussi mettre sur la table sera le rehaussement du niveau des bourses d‘entretien au Maroc qui sont depuis fixées à 50 dollars par mois et leur fourniture régulière et à temps, car cela y constitue un véritable casse-tête en témoignent les grincements de dents souvent enregistrés là-bas. Le Président Sampil Youssouf qui précise qu’AASEGUIM qui est loin d’être une structure étatique de décision s’y investira par des plaidoyers auprès des autorités compétentes du pays.
Le Bureau Exécutif  lance un  appel pressant à tous ses membres de venir massivement le 20 juin au belvédère à 18h.

Saa Momory KOUNDOUNO

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