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L’OGDH, Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme et du Citoyen et  la FIDH, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme étaient devant les hommes de medias ce soir à la maison du même nom.

Tout d’abord, les journalistes ont eu droit à la projection d’un reportage réalisé sur la lutte contre l’impunité en Guinée avec comme titre :Guinée : en quête de justice pour un massacre.
Il était question pour la mission de faire le « Bilan de la mission de FIDH et particulièrement sur la justice après les massacres du 28 septembre 2009 ».
Pour l’occassion, Souhayr BELHASSEN, présidente d’honneur de la FIDH a souligné que la mission est venue en Guinée pour s’enquérir de la situation des dossiers judiciaires à commencer par le dossier du massacre du 28 septembre 2009.
Elle s’est réjouie de l’avancé significative enregistré dans le dossier puisque à ce jour, 450 victimes ont été entendues par le pool de juge constitué à cet effet et huit personnes inculpées dont des officiers supérieurs de l’armée au niveau des postes de décision.
Elle a en outre salué la création du conseil supérieur de la magistrature tout comme le statut particulier pour les magistrats. Toutefois, elle a déploré les difficultés rencontrées par le ministère de la justice qui n’a que 0,5 % seulement comme budget de l’Etat « c’est tout simplement ridicule », a regretté la conférencière.
Par ailleurs, elle a parlé aussi du climat politique loin d’être apaisé avec le non respect des accords du 3 juillet et les menaces de reprendre la rue proférées par l’opposition.
Abdoul Gadiri DIALLO, de l’OGDH soulignera aussi la nécessité pour la justice guinéenne de faire en sorte que la procédure soit vite épluchée pour rendre justice aux victimes.
Autre point débattu par les conférenciers, c’est bien les dossier de janvier-février 2007 et du mois d’octobre 2010 avec l’inculpation du général Nouhou Thiam et du Commandant Sékou Resco Camara.
Au total, 13 avocats guinéens et 3 français sont constitués pour assurer la défense des victimes.
La présidente d’honneur de la FIDH Souhayr BELHASSEN a enfin espéré qu’avec  les assurances données par le Ministre de la justice, Me Cheick Sackho, le dossier sera bouclé au plus tard d’ici la fin de cette année.

Almamy Kalla CONTE

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