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En cette matinée du lundi, 16 juin 2014, les usagers des rues et avenues de la capitale Conakry, se sont vus pris dans un piège assez singulier, qui aura été le blocage des portes et portails de la cité des chemins de fer, dite Cité Santulou qui loge plusieurs sociétés et entréprises. Compte rendu d’investigation…

Une cité emblématique, symbole de la modernisation urbanistique de Conbakry depuis sous Général Lansana Conté, a refoulé du monde, des travailleurs dont le seul crime est d’avoir leur siège en son sein. Alors que d’autres y étaient pour des prestations.
Situé donc dans le quartier Almamiya à Kaloum pour ceux qui ne savent pas, non loin des dépots d’hydrocarbures, en face du ministère de la Jeunesse et emploi, elle donnait l’aspect d’un site en totale dysfonctionnement, bloqué alors par des grévistes de la société de surveillance SOCOPRES (Société de Construction et de Prestation), qui se disent fatigués d’attendre des salaires modiques de 500 000 GNF mensuel, alors que le SMIG est de 430 000 GNF, en Guinée. Qu’on refuse de plus de les donner régulièrement à la fin de chaque mois, est innacceptable, selon Mohamed Camara, porte parole des grévistes.
Et pour dire que trop est trop, voici ce qu’ils ont concocté pour que le gouvernement et les popuylations se rendent compte de ce qu’ils vivent comme calvaire, par la faute, disent –ils du Directeur général du Patrimoine Bâti – Jonas Moukamba Kadiata Diallo, le fils d’un des amis intimes du Professeur Alpha Condé, Chef de l’Etat, Président de la République.
D’ailleurs, des propos concordantes estiment qu’il (Moukamba) se targue de se rapprochement d’avec Alpha Condé, pour faire ce qu’il veut en Guinée, et sans conséquence d’aucune poursuite ou autre sanction. Ainsi, ils attendent depuis 4 mois que Jonas Moukamba Kadiata Diallo, le congolo-guinéen, fils adoptif d’Alpha Condé selon lui-même (Jhonas), s’acquitte de son devoir vis-à-vis des prestataires, dont la SOCOPRES.
Ceci dit, les grévistes quoiqu’ayant accepté de lever lmes baricades, pour que certains des services fassent leurs devoirs de pretations multiples, comme les banques et assurances, les hôtels et des agences de voyage. C’est sous la conduite de la SGBG, qu’il a été pris l’engagement de remettre le blocage à nouveau si Moukamlba ne change pas de stratégie, selon notre source.
En claire, payer les sallaires à temps et assurer une augmentation substentielle dans un bref delai. Le second point à l’ordre du jour des révendications.
A combien ils seront payés, reste à négocier. Parce que le SIMIG n’est pas fait pour qu’on donne des mièttes aux travailleurs qui veillent à la sécurisation des installations, des biens et des ressources humaines dans cette cité, où l’EDG et la société de Bolloré figurent en bonne posture entre autres.
Pour le momernt, le débrayage aura perturbé les services en place dans leur fonctionbnement, au point qu’une prémière évaluation parle de plus d’une dizaine de milliards en francs guinéens de pertes directes. Et à ce rythme, si Moukamba Jonas reste toujours fermé au dialogue qui s’impose, le coup de force risque de l’emporter non sans perdre à la Guinée, beaucoup plus d’argent et en prime, l’image hideuse d’un pays à l’abandon.
Par Keletigui

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