Partager

La session 2014 de la cour d’appel de Conakry a été ouverte ce lundi sur fonds d’austérité en présence du Ministre de la justice, me Cheick Sackho.

Il  est tout d’abord revenu au parquet, représenté par Hassane I Diallo, l’empereur des poursuites de planter le décor en affirmant que la cour d’appel est à la fois un mélange d’angoisse et de curiosité. Plus loin, il dira que le cérémonial revêt double importance avec d’un coté la conscience populaire et de l’autre la lourde responsabilité du juge. Il  dira à propos, que la justice sera rendue avant de rassurer « seuls les coupables seront condamnés et les innocents relaxés ».
Il précisera en outre que 16 dossiers sont au rôle dont entre autre, voles à mains armées, association de malfaiteurs, prise d’otage et complicité, non assistance à personne en danger, coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort, assassinat, trafic de drogue.
A l’ouverture solennelle de ces assisses, le premier président de la cour Yaya Boiro n’a pas caché sa langue dans la poche. Il a d’abord parlé des promesses non tenues à la justice à l’issu des états généraux de la justice, notamment le statut particulier des magistrats, la formation continue des magistrats et avocats. Avant de  mettre le pied dans le plat « il est difficile d’obtenir une justice impartiale sans les moyens. La justice guinéenne manque cruellement de moyen. Nous demandons à l’Etat de donner à la justice les moyens de sa politique », a asséné Yaya Boiro devant les regards hagards de Me Cheick Sackho
Selon des indiscrétions glanées auprès des magistrats, cette session des assises s’est ouvertes sans le moindre Budget. A propos, la présidente d’honneur de la FIDH, fédération internationale des droits de l’homme, Souhayr BELHASSEN a déploré les difficultés rencontrées par le ministère de la justice qui n’a que 0,5 % seulement comme budget de l’Etat « c’est tout simplement ridicule », avait regretté Souhayr BELHASSEN.
Le président Alpha Condé qui avait fait de la réforme de la justice une priorité appréciera sans doute.

Almamy Kalla CONTE

Partager