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La direction générale de l’institut national de la statistique était devant les medias mercredi au siège de la direction de l’informatique non loin du port autonome de Conakry.

Pour présenter aux medias, les résultats provisoires du troisième recensement général de la population et de l’habitation en présence des partenaires techniques et financiers. A propos, la Guinée n’a connue que trois recensement depuis son indépendance en 1958.Selon les chiffres fournis par les techniciens, les guinéens sont  10 millions 628 mille 972 contre un peu plus de 4 millions en 1983 et plus de 7,5 millions en 1996.  Depuis cette date, point de recensement alors que les données statistiques pourrissent au terme de 10 ans. Les femmes représentent 52% de la population contre 48% de femme.
 Mais auparavant,  certains leaders politiques comme Mamadou Cellou Diallo, Sidya Touré et un certain Faya Milimono étaient montés au créneau pour fustiger ce recensement qui aurait fait la part belle  selon eux à la région de Kankan, bastion du régime qui totalise plus de 18% de la population  guinéenne contre un peu plus de 15% pour Conakry, la capitale. Ce n’est pas la seule remarque des opposants au régime Alpha Condé puisque, Cellou et compagnons pensent aussi que la région du Foutah a été lésée dans le recensement. A Dalaba par exemple, ils affirment qu’il n y a eu ni naissance, ni décès depuis 1996 puisque les chiffres selon eux n’ont pas évolué significativement.
A propos de cette polémique, le directeur général de l’institut national de la statistique, Aboubacar Kaba a souligné que ce recensement a pris en compte plusieurs paramètres dont entre autre, les naissances, les décès, les immigrations. Aussi, il y a des flux migratoires, inter-régionale, intra-régional, international et des stocks migrants.Il estime que le travail qui est fait permettra aux pouvoirs publics et aux partenaires techniques et financiers d’avoir une idée sur la progression de la population. Prendre en compte par la même occasion des dispositions par rapport aux projets de développement.  Pour lui, il n y a rien de politique dans les chiffres.
Plus loin, M.Kaba affirme que la compréhension des données statistiques n’est pas aisée et pour cause. C’est un travail lié à la recherche, il faut d’abord comprendre et la compréhension n’est pas aisée. Ce qui suscite des interrogations par rapport aux résultats. Sur les 135 variables, deux seulement ont été pris en compte. Il s’agit du sexe et le lieu d’habitation. En outre, le travail aussi n’est pas terminé, puisque il y aura le codage des données au terme de l’exploitation des données.

Pour sa part, le directeur du bureau central du recensement, Mamadou Bagna Diallo a mis au défi les leaders politiques de prouver que c’est pour des raisons politiques que Kankan est plus peuplé que Labé.
 Pour preuve dira le conférencier, en 1996,  la région de N’zérékoré totalisait 18,7 % de la population contre 15 % à Conakry.
Avant d’expliquer le peuplement de la région de Kankan par l’activité minière qui attire de nombreuses personnes à la recherche de l’argent. Bref, pour lui, ce n’est pas la première fois que la population d’une région dépasse celle de la capitale.
Les préparatifs du troisième recensement général de la population et de l’habitation selon Mamadou Bagna Diallo ont commencé en 2006. Au total, 8 797 agents recenseurs, 8 797 guides, 1919 chefs d’équipe, 370 contrôleurs, 76 superviseurs, 16 coordonateurs régionaux et 10 coordonnateurs nationaux avaient été cooptés. Il a fallut 9 millions de dollars auprès des partenaires comme la BAD, banque africaine de développement, l’union européenne, l’UNFPA et le PNUD. L’Etat guinéen a aussi mis la main à la poche à hauteur de 7 milliards de GNF pour le lancement des travaux.
Parlant des questionnaires, il y avait 1 million 500 mille questionnaires élaborés en fonction des ménages.
Nombreux sont des guinéens qui ne sont pas recensé. En réponse, les conférenciers ne nient pas cette information. Mais pour eux, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation, notamment la mobilité des citoyens.

Almamy Kalla CONTE

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