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Avec le tollé général suscité par le drame de la place de Rogbanè qui a coûté la vie à 33 jeunes guinéens et fait de nombreux blessés, selon le bilan officiel, la direction générale de la police s’est  sentie morveux.

Elle n’a pas du tout appréciée que des citoyens visent particulièrement la police nationale  dans des drames qui se produisent en Guinée alors que la justice est laissée pour compte.
Ainsi, le directeur régional de la police de Conakry et porte parole de la police nationale a animé ce mardi une conférence de presse à l’intention des hommes de medias pour éclairer la lanterne des citoyens sur les prouesses de la police nationale.
Boubacar Kassé, c’est son nom a laissé entendre que contrairement à ce qui se dit sur le premier drame qui s’est produit à Lambandji le 1er janvier 2014 lors du concert de Takana Zion qui a fait six morts dont quatre filles, que la police a bel et bien fait son travail et rendu compte de la conclusion de  l’enquête.
A en croire au porte parole de la police, des enquêtes avaient été menées dans cette affaire, des  personnes arrêtées, des responsabilités situées et des personnes présentées à la justice. Ce n’est pas tout car compte rendu avait été fait au procureur de la république près le tribunal de première de Dixinn, au Directeur général de la police et au gouverneur de la ville de Conakry. Les procès verbaux transmis au procureur de Dixinn date du 28 janvier 2014 alors que le drame c’était produit le 1er janvier de la même année, ajoute le conférencier.
Le travail de la police, c’est à titre informatif et il appartient à la justice d’éclairer la lanterne des citoyens à travers un jugement pour que les coupables soient punis et les innocents relaxés, affirme Boubacar Kassé. Qui soutien mordicus qu’il n’appartient pas à la police de juger.
Répondant à une question liée au drame de Rogbanè en ce qui concerne l’Etat des enquêtes, le porte parole de la police rassure que toute les dispositions sont prises pour faire la lumière sur les tragiques événements. Sans plus de précisions.
Plus loin, Boubacar Kassé dira que les citoyens ont le sentiment que la police nationale ne fait pas correctement son travail dans l’encadrement des manifestations et des événements culturels, ce qui selon lui n’est pas bien vu puisque leur travail consiste à faire des enquêtes et il appartient à la justice de tirer l’affaire au clair à travers une justice impartiale.

Parlant toujours du drame de Lambandji, le conférencier dira que l’affaire a été confiée au haut commandement de la gendarmerie nationale et direction de la justice militaire et non à la police nationale.

Est-ce à dire que c’est une faiblesse puisque la police ne fait pas correctement son travail? En réponse, Boubacar Kassé dira qu’à date, les services de police et de gendarmerie travaillent la main dans la main et en parfaite harmonie dans la  transmission des informations.

 Plus loin, le porte parole de la police affirme que le haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, général Ibrahima Baldé et le directeur général de la police, Mohamed Gharé travaillent étroitement et en parfaire harmonie.  » Il n y a donc  pas de conflit de compétence entre la police et la gendarmerie nationale », rassure le directeur régional de la police de Conakry et porte parole de la police nationale.

Qui disait alors que ça ne va pas entre policiers et gendarmes en Guinée à cause des avantages considérables et le poids accordés à la gendarmerie aux yeux et à la barbe de la police nationale qui voit ses prérogatives confiées aux gendarmes?

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Mohamed Soumah

 

 

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