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Après avoir nommé Nava Touré au poste de Secrétaire général du Ministère des Mines et de la Géologie qui était jusque là le directeur général de EDG, électricité de guinée, le président Alpha Condé a cru bon de combler le vide dans le marigot de la guinéenne d’électricité.

Ainsi, un certain Mory Kaba, ingénieur électricien a été bombardé comme le nouveau directeur général de EDG en remplacement de Nava Touré. Le nouveau promis est un inconnu du grand public.
Le refus de cautionner  les détournements de deniers publics était la pomme de discorde entre Nava Touré et Alpha Condé. Nava Touré, connu pour son intégrité morale et sa rigueur dans la gestion de la chose publique  avait cru bon de ne rien faire durant tout le temps que cette situation perdurait.
Depuis sa nomination à ce poste en remplacement de Abdoulaye Kéita, il faut dire que Nava Touré n’a pas fait la moindre déclaration dans la presse. Encore poser le moindre acte et pour cause. Selon nos informations, il tenait à faire l’audit de la gestion de son prédécesseur Abdoulaye Kéita.  Hors, il se trouvait que l’ancien Directeur général de EDG Abdoulaye Kéita avec la bénédiction du président Alpha Condé  occupait toujours  son bureau au sein de la direction générale, gardait sa voiture et sa maison de fonction. Touchait son salaire d’ancien Directeur Général.
La semaine dernière, un arrêté ministériel avait nommé trois directeurs au sein de EDG et cette semaine, c’est le décret qui bombarde Mory Kaba.
Mais puisque le président Alpha Condé excelle dans la confusion et des annonces pompeuses loin de la réalité, il a cru bon de mettre fin à cette situation qui n’avait que trop durée. Avec ce changement de chaise musicale, il a envoyé Nava Touré, «  le récalcitrant » qui ne veut rien voir et enttendre  au département des Mines d’où il venait et bombarder  Mory Kaba, proche de la première dame de la République, Hadja Djènè Kaba Condé  et du chef de cabinet civile à la présidence de la République, Dr Mohamed Diané.
Pendant ce temps, le problème d’électricité reste entier dans le pays puisque  le contrat de la société Agreeko qui était un rempart pour desservir certains quartiers de la capitale selon nos informations arrive à expiration ce mois de septembre.

Mohamed Soumah

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