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Le 21 décembre 2010, le président Alpha Condé prêtait serment au palais du peuple comme le Premier président démocratiquement élu de la Guinée. Cela fait quatre longues années que celui qui s’est battu durant 50 ans contre vents et marrées pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée est au perçoir.

Parlant justement de l’AN 4 de l’arrivée du président Condé aux affaires, il faut dire que contrairement aux années précédentes, cette année, ni  le palais Sekhoutouréah encore moins les caciques du pouvoir n’ont parlé du quatrième anniversaire du « gourou du RPG ».
Loin pour nous de faire un bilan exhaustif de sa gestion qui reste mitigée, il faut dire que le tableau reste sombre sur le plan économique. Et l’apparition de la fièvre Ebola n’a pas arrangé les choses en Guinée.
La fermeture de toutes les entreprises, sociétés et la rupture des contrats miniers n’est pas aussi quelque chose qui prédit un avenir radieux pour le pays.
Sur le plan politique, le terrain reste difficile pour Alpha Condé après avoir perdu toutes les communes de la capitale Conakry aux élections législatives.
Visiblement désemparé, il a déclaré qu’il n’acceptera pas de financement de la communauté internationale lors des élections présidentielles de 2015.
Pourtant, le terrain reste miné avec une économie exsangue alors que la commission électorale nationale indépendante demande 500 milliards de GNF comme budget de la présidentielle de 2015.
Toujours sur le plan politique, la classe politique guinéenne n’est pas rassurée de cette déclaration et n’entend pas se laisser faire. Sidya Touré parle de prémisses de la fraude électorale en préparation avec une CENI sans le regard de la communauté internationale. Qui a joué pourtant  le rôle d’arbitre pendant les élections législatives en 2013.
A n’en pas donc douter, les couleurs de l’année 2015 sont annoncées bien avant la lettre.

Ousmane Cissé

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