Home Actualité Statut particulier : après les magistrats, les médecins et enseignants en colère!

Statut particulier : après les magistrats, les médecins et enseignants en colère!

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2015 ne s’annonce pas du tout tranquille pour le président Alpha Condé. Outre la classe politique qui n’est pas du tout d’accord avec le financement des élections par son organisateur, c’est le mouvement syndical qui monte au créneau pour rappeler au gouvernement qu’il n’a pas tenu ses promesses.

Comme vous l’avez sans doute lu dans nos précédentes publications, les revendications portent sur la revalorisation des salaires, la situation des travailleurs des sociétés et entreprises fermées par Alpha Condé et surtout le statut particulier du corps médical et des enseignants.
Ces deux corps de l’avis de nombreux observateurs travaillent beaucoup. Et avec la fièvre Ebola, le personnel médical a payé un lourd tribut avec plus de 200 contaminations et une centaine de mort.
Cette sortie du mouvement syndical en déconfiture intervient après l’application du statut particulier des magistrats qui est rentré en vigueur ce mois de décembre. En lieu et place d’un million de francs et poussières, les magistrats toucheront suivant l’ancienneté plus de 8 millions de GNF.
Les négociations engagées entre le gouvernement et les centrales syndicales n’ont apparemment rien donné. Et la grève générale et illimitée est annoncée pour le 5 janvier.
Cette grève intervient au moment où des rumeurs courent sur une possible ouverture des classes au mois de février. Ce qui est à vérifier puisque la fièvre Ebola continue sa propagation.
Comme pour dire que l’année 2015 est une année de toutes les incertitudes pour le président Alpha Condé.
Mohamed Soumah

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