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L’opposition dite républicaine était devant la presse ce lundi pour parler de la situation sociopolitique de la Guinée. Mais aussi de la manifestation politique du 7 janvier au stade du 28 septembre.

Le porte-parole Aboubacar Sylla dira que la vie politique guinéenne est devenue un perpétuel recommencement avec des  dialogues et manifestations parce que l’autre partie, NDLR : le gouvernement n’a pas tenu ses promesses. « Il y a six mois après le dialogue du mois de juillet 2014, nous sommes toujours en attente des relevés de conclusion du dialogue politique avec le président qui a désavoué son gouvernement ».
« Plus loin, la CENI a travaillé à vase clos et en catimini avec un marché de gré à gré, pas eu d’appel à candidature. Opacité se le dispute à l’illégalité. L’opposition n’a rien vu et n’a aucune idée sur le fichier électoral, comment se fait le recensement des électeurs. Après avoir échoué sur tous les plans, nous avons  décidé de reprendre les manifestations après la dernière manifestation qui remonte au mois de mai 2013 ».
Pas question  selon les conférenciers de laisser le pouvoir et la CENI faire ce qu’ils veulent et les manifestations reprendront  le 7 janvier au stade du 28 septembre. Pas d’équilibre au sein de la CENI, trois commissaires seulement se réclament de l’opposition, les autres sont de la mouvance présidentielle.
L’autre grief formulée par les conférenciers, c’est la non installation des institutions Républicaines,  notamment la cour constitutionnelle qui doit jouer le rôle d’arbitre électoral puisque la cour suprême s’est disqualifiée en disant qu’elle n’est pas compétente pour trancher le contentieux électoral, le médiateur de la République n’est pas opérationnel, la HAC, haute autorité de la communication aussi, nous vivons encore dans la transition, affirme des conférenciers.
Il faut recomposer la CENI et reprendre le recensement général de la population et de l’habitation.
Les conférenciers ne comptent  pas s’arrêter en si bon chemin, « on continuera à manifester y compris avec  la désobéissance civile ».
L’opposition a envoyé ses femmes, sœurs, belle-sœur et frère à la CENI, aujourd’hui, elle n’a pas confiance aux gens qu’elle a envoyés à la commission électorale nationale indépendante. Pourquoi, interroge un confrère. Est-ce qu’elle n’est pas en porte en faux avec la loi en demandant la recommandation puisque le mandat de la CENI est de 7 ans.
On nous dit que nous avons envoyé nos sœurs à la CENI, on n’a pas dit que nous n’avons pas confiance à nos sœurs, à nos représentants, je ne le nie pas, affirme Cellou mais nous rejetons la CENI en intégralité. Ppour lui, la CENI  n’a pas d’assistance technique, pas de financement  extérieur parce que Alpha Condé a dit qu’il n’en veut pas.  Alpha Condé affirme qu’il n’a pas besoin de financement extérieur alors que le pays quémande partout, selon les conférenciers.
Le président de la République a cinq ans de mandat et toutes les institutions, pourquoi 7 ans pour la CENI, s’interroge le chef de fil de l’opposition.
Vous n’avez pas peur de débordement avec la grève des syndicats et le meeting au stade ?
« Nous avons tapé à toute les portes, le gouvernement ne respecte pas ses engagements, il ne nous reste plus que la rue, nous avons eu 57 morts dans les manifestations politiques, personne n’est inquiété, pas de résultats des enquêtes ouvertes », se fâche Cellou Diallo.
La position que prend l’opposition est conforme du point de vue de la loi, soutien Cellou qui affirme que les élections législatives devraient être organisée six mois après la présidentielle. Ce n’est pas fait. Alpha Condé a limogé tous les conseillers communaux, chefs de quartiers et de district qui n’ont pas fait preuve d’allégeance et se montrer particulièrement  efficace dans la fraude en faveur du RPG. Mieux dira Cellou, la durée de vie d’une délégation spéciale est de six mois. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Nous sommes un pays pauvre avec la situation chaotique du pays, il fallait coupler les élections, affirme Faya Millimono. Mais les temps ont changé et pas question de suivre une réforme à la faveur de la victoire du président Alpha Condé.
Dans l’ensemble, les conférenciers affirment qu’ils n’ont pas du tout récupéré la grève des syndicats mais se solidarisent du bien-fondé  de la démarche des centrales syndicales. La situation des travailleurs est chaotique, selon les conférenciers.
Deen Touré de l’UFR dira « nous sommes en récession bien que le pouvoir ne le reconnaisse pas, mais puisque  nous allons le vivre, il n y a pas de problème. Nous avons voté des lois pour sauver un peuple en danger, quel est ce guinéen qui a un peu de moyen qui n’envoie pas ses enfants à l’étranger ».
Plus loin, le représentant de Sidya Touré dira qu’ils ont gagné les élections présidentielle et les législatives. « on nous a volé, pas question de nous voler encore, nous allons veiller au grain » .

Almamy Kalla CONTE

664 26 13 70

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