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En Guinée, dans la pratique, le gouvernement a mis sur pied une agence nationale de lutte contre la corruption.   Mais dans les faits, la lutte contre la corruption qui est caractérisé par le dysfonctionnement de l’Etat, qui réduit la disponibilité des services sociaux de base qui entraine la fraude dans la passation des marchés publics, qui entraine des crimes, un environnement anti-démocratique et même la guerre civile dans le pays à cause des inégalités reste un vain mot.

Selon Elimane Camara, agent enquêteur au sein de l’agence nationale de lutte contre la corruption, en Guinée, la structure est rattachée à la présidence de la république à travers le secrétaire général de la présidence de la République. Et si dans les autres pays, les institutions similaires à l’agence nationale de lutte contre la corruption sont dotées de budget conséquent, ce n’est pas le cas en Guinée.

A titre illustratif, il a donné l’exemple des pays de la sous-région avec la Sierra Léone où l’Etat met la main à la poche pour un million de dollar, le petit voisin de la Guinée, le Libéria met à la disposition de son agence 2 millions et le grand Nigéria casque à hauteur de 6 millions de dollars pour permettre à la structure en charge de lutter contre le fléau de mener à bien son travail contre 124 000 dollars en Guinée.

Une autre précision de taille, c’est que les 124 000 dollars que l’Etat accorde à l’agence nationale de lutte contre la corruption en en Guinée, le montant est décaissé en quatre tranche. L’année dernière, ajoute Elimane Camara, l’agence a perdu deux tranches, soit plus de 400 millions de GNF sur les 800 millions et poussières que l’Etat accorde.

Par ailleurs, dans tous les pays de la sous région, les responsables des agences de lutte contre la corruption sont toujours avec leur président. « Mais en Guinée, ça fait deux ans que le président de l’agence nationale de lutte contre la corruption n’a pas vu le président Alpha Condé. Pire, les enquêtes réalisées par l’agence ne sont jamais accompagnées par des mesures fortes pour décourager le phénomène. Des rapports sont remis à l’Etat et les documents sont classés sans suite.

A titre d’exemple, le conférencier dira que des manuels scolaires mis à disposition des écoles pour remettre aux élèves et écoliers se sont retrouvés dans les marchés en vente. Et quand l’agence a été saisie pour enquêter sur le sujet, des investigations ont été menées pour situer les responsabilités et les résultats remis au Ministre Ibrahima Kourouma. Mais depuis, plus rien et l’agence est sommé de ne faire aucune déclaration sans autorisation préalable de la présidence. Allez-y comprendre pourquoi quelque chose.

Pourtant dans la constitution guinéenne, il est mentionné que les crimes sont imprescriptibles …

Pauvre Guinée

Guineelive

 

 

 

 

 

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