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Les mutilations génitales féminines constituent toujours un phénomène social très répandue en Guinée au point que le pays occupe le deuxième rang dans le monde après la Somalie.

C’est pour aider la Guinée à se débarrasser de cette pratique du moins nuisible pour la santé de la femme et de l’enfant que la représentation diplomatique des Etats Unis en  Guinée a organisé ce mardi une conférence débat sur les mutilations génitales féminines en Guinée.

Les conférenciers avaient pour nom, Dr Morisanda Kouyaté, directeur exécutif du comité inter-état en Afrique de lutte contre les mutilations génitales féminines, Dr Mariam Djello Barry et le magistrat Mohamed Aly Thiam.

Pour commencer, Madame Olive de l’ambassade des Etats-Unis a annoncé que le département d’Etat américain a mis 1 million 520 000 dollars à la disposition de la Guinée  pour lutter contre le fléau.

Dr Mariam Djello Barry a tout d’abord exposé sur les organes externes génitaux de la femme pour montrer son fonctionnement. Et contrairement à ce que dise les croyances, la conférencière dira qu’en excisant les femmes et filles, elles n’auront pas de plaisir en faisant le rapport sexuel, elles conçoivent difficilement un enfant, elle accouche dans des conditions atroces, le plus souvent pas d’elles-même mais avec césarienne.

Parlant du plaisir sexuel, elle dira que les statistiques enregistrées par le ministère de la santé démontrent que toutes les femmes  et  filles excisées ont toutes été excisées. Comme pour dire que ce n’est pas à cause du plaisir sexuel que les femmes doivent être excisées.

Dr Morisanda Kouyaté, directeur exécutif du comité inter-état de lutte contre les mutilations génitales féminines en parlant de la situation de la Guinée dira que 980 femmes meurent sur 100 mille naissances, 136 bébés meurent sur mille naissances à cause des douleurs atroces de l’excision. Ce n’est pas tout car 96% des femmes et filles en Guinée ont subi cette pratique, selon Dr Morisanda Kouyaté. Ce qui place la Guinée au deuxième rang mondial après la Somalie. Il se désole que la Guinée soit à la fois le premier et le dernier pays qui a commencé la lutte mais qui soit encore le dernier.

Le magistrat Mohamed Aly Thiam dira que sur le plan juridique, la lutte a commencé en Guinée en 1962 avec le président Ahmed Sékou Touré. Mais la pression était tellement forte que la lutte avait été abandonnée.

Toutefois en 1985, le CMRN, comité militaire de redressement national avait interdit la pratique. D’autres textes de lois ont suivis, notamment celle de 2000 qui condamnait la pratique.

C’est l’article 5 de la constitution guinéenne qui condamne la pratique au nom de la sacralité de la personne humaine.

Tout en disant que la pratique est interdite par la loi, Mohamed Aly Thiam a conseillé au gouvernement d’interdire l’apologie de l’excision dans les medias, de sensibiliser à l’école et dans les lieux publics.

En outre, présenter une meilleure image des filles non excisées.

 

Guineelive

 

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