Partager

Dans un rapport publié jeudi, l’ONG international de défense des droits de l’homme, Amnesty International a fait part de sa préoccupation face à la montée des violences lors de la présidentielle du 11 octobre.

Parlant des faits vérifiés, l’ONG affirme qu’il y a eu « des affrontements entre sympathisants de partis rivaux qui ont fait trois morts et au moins 80 blessés. Dans le reste du pays, au moins sept personnes ont perdu la vie dans les mêmes circonstances. Les homicides ont eu lieu entre les 8 et 13 octobre, soit en pleine période électorale. Les résultats du scrutin présidentiel sont contestés et des élections locales doivent se tenir en 2016, ce qui fait craindre que de nouvelles manifestations ne donnent lieu à d’autres décès, à moins que les forces de sécurité ne fassent preuve de retenue et que les agents soupçonnés d’avoir tiré sur des civils ne soient traduits en justice et jugés équitablement par des tribunaux civils de droit commun ».

En comparant le rapport sans équivoque de la communauté internationale, notamment celui de l’union européenne et celle des organisations de défense des droits de l’homme, il ressort que les violences ont été constantes avec des morts d’homme.

Et même si Amnesty ne s’occupe pas des élections, il est évident que 13 morts et 80 blessés sont trop  dans un pays où les morts ne se comptent plus depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir le 21 décembre 2010. Mais pour la communauté internationale, tout ça n’entache pas la crédibilité u scrutin.

Pour sa part, le gouvernement n’a pas commenté ce rapport pour confirmer sans doute le dicton populaire qui dit : qui ne dit rien, consent.

Mohamed Soumah

 

 

Partager