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Construit en 1940  pour 220 prisonniers durant les moments difficiles de la période coloniale, le centre pénitencier de Conakry appelé sûreté urbaine de Conakry compte de nos jours selon le Ministre de la Justice, Me Cheick Sakho plus de  1600 prisonniers. Ce lundi, les prisonniers de ce centre pénitencier  trop peuplé se sont servis des armes pour s’évader. Et pour éviter le pire, l’armée a été déployée et presque tous les responsables de l’armée, de la police, de la gendarmerie nationale et des Ministres délégué à la défense nationale, celui de la sécurité et de la justice se sont rendus sur les lieux.

Pour l’heure, le porte parole de la police nationale ne dresse pas de bilan exhaustif. Toutefois, Boubacar Kassé soutien qu’il n y a pas eu de mort d’homme malgré les échanges de tirs. Cependant, il y a eu plusieurs prisonniers blessés mais  aussi plusieurs dizaines de prisonniers ont disparus dans la nature. Ce n’est pas tout car plusieurs autres selon toujours le porte parole ont été arrêtés dont le groupe d’un des plus grands bandits du pays qui a pour nom Kerfalla  mais connu sous le nom de KPC. Il opérait avec des militaires de l’armée régulière. Plusieurs fois arrêtés puis libéré sans que l’on ne sache pourquoi, ce KPC  est différent du richissime homme d’affaire, Kerfalla Camara, alias KPC.

Selon la source, plusieurs prisonniers ont été repris de la maison centrale de Conakry pour  les prisons de l’intérieur du pays mais  sans préciser le lieu de leur détention.

Par ailleurs, le porte parole de la police n’a pas précisé si le cerveau du groupe de KPC, l’intelligent Mohamed Tall a été arrêté ou pas.  Ce natif de la ville sainte de Dinguiraye  est considéré comme le maitre à penser du groupe de KPC composé de civiles et de militaires rodés aux maniements des armes  les plus sophistiquées et qui a tué plusieurs citoyens innocents dans des opérations dignes d’un film hollywoodien.  Ce, aussi bien à Conakry, sur les routes dans le pays profond ainsi que dans la sous région puisque KPC a reconnu une fois à la barre avant de s’échapper à la prison qu’il a opéré dans plusieurs pays de la sous-région.

Aux dernières nouvelles, le Ministre de la sécurité, Mahamoud Cissé a annoncé l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités supposées ou réelles de cette évasion massive de prisonniers.

En tout cas, les langues se délient et chaque citoyen voudrait savoir comment armes et munitions se sont retrouvées dans les mains des bandits dans une prison de haute sécurité au cœur de la capitale Conakry.

 

Mohamed Soumah

 

 

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