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Comme l’accoutumé, le parti union des forces républicains de Sidya Touré a tenu son assemblée hebdomadaire ce samedi 5 décembre 2015 à son siège à Matam. L’honneur était pour l’honorable Sidya Touré de faire le point sur la situation sociopolitique actuelle du pays et aussi répondre à ses détracteurs qui le qualifie et  son parti de traitre, suite son entretien avec le locataire de Sékhoutoureya.

A l’entame de son discours, le président Sidya Touré a expliqué les raisons de cette rencontre avec ses militants est les hommes de medias. Selon lui, ce déballage est dû à des rumeurs, des bavardages, des racontages, des suppositions, des incriminations des choses qui ne sont pas la peine, qu’il a voulu mettre fin à cela. « Il est loisir à chaque homme politique de critiquer un adversaire, mais les injures, les calomnies, ne font pas partir de la politique. Parce que les questions sont devenues subjectives, on a l’impression  certains ne trouvent maintenant d’échos à ce qu’ils disent, dans la mesures où, il y’a des injures et des objectifs qui n’ont rien avoir avec notre opposition d’aujourd’hui dans notre pays. Donc, j’ai souhaité mettre à tout cela »,a expliqué le patron de l’UFR.

A la question savoir s’il a été approché par le président de la république pour un poste ministériel, le leader de l’UFR a dit qu’il n’a pas discuté de cela avec le Professeur Alpha Condé, qu’il ne voit pas vraiment d’où est venu ce propos. « Nous avons parlé du programme, des perspectives pour le pays et c’était le sens de notre discussion.», a précisé SIDA Touré

Tout en affirmant que la position ça  n’est pas à ce niveau : « Ecouter nous n’en sommes pas là, j’ai un parti politique, comme je vous ai dit tantôt, le Président Macky Sall est un libéral comme moi, il a aujourd’hui aligné dans son gouvernement le parti socialiste sénégalais. J’ai dit, nous avions décidé de contribuer à ce que les choses aillent de l’avant dans notre pays avant les prochaines élections présidentielles. Dans ce sens-là, il est possible que la collaboration s’établissement, mais ce n’est pas forcement qu’il y’a eu une alliance, il faut que ça soit très claire pour tout le monde»

Accusé par ses pairs d’être à la base de l’échec de l’opposition suite son refus de boycott du scrutin présidentiel, Sidya Touré  a fait une rétrospective sur l’ancienne opposition dirigée à l’époque par Bah Mamadou : « je viens de vous dire que l’opposition qui était représenté par les plus grands ténors, Bah Oury en sait quelque, il y était à l’époque, avait décidé de boycotter les élections de 2002, Mais Siradjo y est allé et personne ne l’a accusé à l’époque d’avoir trahit. Ce n’était pas même un mot d’ordre d’opposant, parce que ce n’est pas assorti d’une réunion. C’est juste les avis des uns et des autres. Mais le fait que l’UFR est allé aux élections ne pouvait pas empêcher le boycott de l’élection par l’opposition, je ne vois pas vraiment quelle est la relation de cause à effet de cela »

Au cours de cette rencontre, il a fait savoir qu’il ne trouve pas d’inconvénient si les cadres de l’UFR seront approchés par le président Condé pour la formation du prochain gouvernement : « Je viens de vous dire que nous avions décidé de travailler avec le gouvernement sur ces questions-là. Donc, cela veut dire s’il y’a des gens qui veulent appartenir dans le gouvernement et que le président qui les nomme, en fait la proposition, il se trouvera bien des jeunes gens chez moi, pourquoi pas »

Pour savoir si Sidya Touré et son parti l’UFR se sont retiré de l’opposition définitivement, Sidya a dit qu’il a préféré d’entre au centre pour une collaboration avec le pouvoir en place : « qu’est-ce que vous voulez dire se retiré ? Nous avions pris une position centrale qui fait que nous allons collaborer avec le RPG, la mouvance présidentielle dans les cinq prochains ans à venir, cela est évident. Donc, l’opposition républicaine telle qu’elle existait, existe toujours »

Sidya Touré a parlé également de son alliance avec le président de l’UFDG qui n’avait pas donné de résultat : « Il y a un constat, nous n’avions pas eu de résultats escomptés, donc on en tire la leçon. C’est tout »

Bien qu’ils n’aient pas réussi la candidature, Sidya Touré préfère apporter son soutien à celui qui a eu le pouvoir pour faire progresser le pays. « Nous sommes en train de faire la politique, l’objectif c’est de faire en sorte que notre pays progresse. L’idée de la candidature Unique était basée sur le fait que nous avions la possibilité de gagner les élections pour appliquer le programme du gouvernement qui devait nous amener justement à atteindre ces objectifs. Si nous n’avions pas pu le faire, est que la proposition est faite de l’atteindre avec celui qui a été élu, moi je m’inscrits toujours dans la trajectoire que l’objet essentiellement de la politique que je mené en Guinée pour la population. », a, t-il déclaré

Avant de quitter, il a ajouté ceci : « J’ai fait cinq ans pendant lesquels je ne crois apporter grande chose, je voudrais donner ces cinq ans pour savoir si je peux apporter quelque chose »

Après avoir félicité et remercié ses militants qui lui avaient réservé un accueil triomphal, il a dit que beaucoup de choses ont été dit, mais Sidya Touré demande à ses militants de ne pas avoir peur. Il a précisé que la Guinée appartient à tout le monde, personne ne va dire à son prochain comment il faut marcher.

Daouda Yansané  

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