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Le moins que l’on puisse dire, c’est que les inquiétudes de l’analyste politique Mohamed Camara ont été prises en compte par la  cour constitutionnelle.

Lors de la cérémonie d’installation ce lundi dans son fauteuil, le président Alpha Condé a rectifié le tir à la demande du président de la cour constitutionnelle qui lui a demandé de prêter de nouveau le serment. Ce, après celui du 14 décembre. Cette fois-ci il a non seulement juré de respecter la loi mais aussi de le faire respecter suivant l’article 35 de la constitution en ces termes :  « Moi Alpha Condé, Président de la République élu conformément aux lois, je jure devant le Peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des lois et des décisions de justice, de défendre les Institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi ».

A l’occasion, le cachet sec et humide ainsi que ses décorations lui ont été remis.

Il a été renvoyé par la cour dans  l’exercice de ses fonctions.

Après cette lecture, Alpha Condé a été conduit à son bureau par le président de la cour Kélèfa Sall et le greffier de la cour constitutionnelle où il a été installé dans ses fonctions.
Avec la lecture de l’article 35 de la constitution, le chef de l’Etat guinéen entame un second et dernier mandat de cinq ans qui lui conduira jusqu’au 21 décembre 2020.

A propos, il faut dire que les  promesses du chef de l’Etat sont  nombreuses, les attentes des citoyens  aussi.

Après la formation du nouveau gouvernement que les guinéens  attendent avec impatience, les concitoyens du président Alpha Condé sauront si les fruits ont reflété la promesse des fleurs.

 

Mohamed Soumah

 

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